Agriculteurs et apiculteurs doivent travailler en synergie

par Laure Sauvage, mis à jour à 12:58
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
Agriculteurs et apiculteurs doivent travailler en synergie

La députée LREM Stéphanie Do s’est rendue sur une parcelle de betteraves au Plessis-Placy afin de mieux comprendre le cri d’alarme de la filière. Un apiculteur avait été convié par les producteurs pour témoigner.

Alors que se tenait le jeudi 6 août une rencontre au ministère de l’Agriculture avec des représentants de la filière betteravière, Stéphanie Do, députée de la 10e circonscription de Seine-et-Marne était accueillie, suite à sa demande auprès de la CGB Île-de-France, sur une parcelle de betteraves au Plessis-Placy.

La parcelle, dont la végétation verte devrait recouvrir le sol en cette période estivale, s’avère jaune et clairsemée, conséquence de l’interdiction des néonicotinoïdes alors que la pression des pucerons a été forte cette année. En l’absence de semences enrobées, trois traitements aériens ont été effectués. Ils se sont avérés inefficaces et coûteux.

Un exemple pour la députée qui souhaitait voir de ses « propres yeux ce qui se passe pour se faire le porte-voix de ses échanges au ministre ».

Outre le constat visuel, elle a échangé avec les producteurs présents - Jean-Baptiste Benoist, président du canton de Lizy-sur-Ourcq et apiculteur amateur sensibilisé au sujet des abeilles, Clément Moret, administrateur Téréos et Pierre Courtier, administrateur à la CGB Île-de-France - qui avaient convié Sébastien Véron, apiculteur à la tête de 1400 ruches, à venir témoigner.

La jaunisse entrainera à minima des pertes de 40 % soit 1000 euros/hectare, « une perte pour nous exploitants, mais également pour les industriels  », relève Pierre Courtier. « Et si nous produisons 40 % en moins, l’usine aura moins de volume à traiter et cela aura une répercussion sur les coûts de production et le prix payé  », ajoute Clément Moret.

«  Nous ne sommes pas contre la suppression des néonicotinoïdes. Ce qui nous gène le plus, c’est le fondement même de l’interdiction qui nous conduit dans une impasse technique. Les enrobages sur betterave à base de néonicotinoïdes ont été supprimés pour protéger les abeilles. Or, les abeilles ne viennent pas sur cette culture puisqu’elle ne fleurit pas. Sans oublier les conséquences en cascades  : sociale avec les emplois sur la filière, pour l’élevage (réduction du volume de pulpes – voir brève), environnementale avec la multiplication des traitements…  ».

Pour Sébastien Véron, qui produit 60  % de miel de grandes cultures, son principal ennemi est le varroa – pour lequel des traitements efficaces existent, et non les pratiques agricoles. «  Si la ruche est en bonne santé, l’environnement ne pose aucun problème. La perte d’abeilles sur mon exploitation est estimée à 3  %  » souligne l’apiculteur.

Et de rappeler, qu’on ne fait pas de miel de betterave, cette plante n’étant pas mellifère. S’il préfère des graines enrobées dans le sol à la multiplication des passages de pulvérisateurs, il rappelle : «  nous avons besoin de travailler en synergie, nous apiculteurs avec les exploitants agricoles. On nous oppose alors qu’on a besoin d’un partenariat. Je l’ai avec les exploitants du canton de Lizy-sur-Ourcq et tout ceux chez qui je mets mes ruches  ».

Laurence Goudet-Dupuis

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages