« Après le 27 novembre, transformer les paroles en actes »

par Laure Sauvage, mis à jour à 16:18
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
« Après le 27 novembre, transformer les paroles en actes »

Alors que 1 000 tracteurs ont convergé vers Paris et qu’une action s’est déroulée sur les Champs-Élysées le 27 novembre, FNSEA et JA ont obtenu un rendez-vous avec le Premier ministre le 3 décembre.

Dès le début de matinée du mercredi 27 novembre, plus de mille tracteurs — 1  086 selon la préfecture de police de Paris — ont envahi le périphérique de Paris, paralysant totalement la circulation. Tous portaient un message unique «  Macron réponds  ».

Dans le même temps, 250 exploitants agriculteurs du Grand bassin parisien menaient une action d'occupation des Champs-Élysées. Ils se sont ensuite repliés sur l’avenue George-V où ils avaient décidé de rester tant qu'ils n'obtiendraient pas un rendez-vous à l'Élysée.

En fin d'après-midi, les manifestants ont reçu le soutien et la visite de la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, accompagnée du président de JA national, Samuel Vandaele, venus leur annoncer qu’une délégation allait être reçue. Le président de la FNSEA Grand bassin parisien, Damien Greffin, a pu se joindre à cet entretien de près de deux heures avec le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, et la secrétaire générale adjointe de l'Élysée, Anne de Bayser.

«  Un certain nombre d'avancées ont été obtenues qui permettent de s'acheminer vers une sortie de l'action ce soir  », soulignait Damien Greffin à la sortie de ce rendez-vous avant de laisser le soin à Christiane Lambert de compléter  : «  Au sujet de l'agribashing, le ministre a confirmé qu'une loi est en préparation pour instaurer un délit d'entrave. Concernant les zones de non-traitement, le ministre a été clair  : c'est la science comme référence, toute la science et rien et que la science. Et si la science dit que des mesures équivalentes permettent d'aller à zéro, le gouvernement dira zéro. C'est ce que nous voulions entendre  ».

Enfin, Samuel Vandaele a évoqué le sujet des États généraux de l'alimentation  : «  Ça ne marche pas, il faut durcir les moyens et le Président, à travers sa secrétaire générale adjointe, a pris l'engagement de durcir le ton et les sanctions. Nous avons l'engagement que chaque acteur qui ne joue pas le jeu sera sanctionné  ». Cet entretien a également permis de déboucher sur un rendez-vous avec le Premier ministre à Matignon. Christiane Lambert et Samuel Vandaele ont rencontré Édouard Philippe mardi 3 décembre «  afin de transformer les discours en actes  ».

Le soir du mercredi 27 novembre, le déblocage des différents points de manifestations s'est fait dans le calme et sans aucune dégradation. 

À l'issue de leur entretien d'une heure et demie avec le Premier ministre le 3 décembre, Christiane Lambert et Samuel Vandaele ont souligné un temps «  d'échange et d'écoute  » de la part d'Édouard Philippe, qui «  s’est engagé sur un calendrier pour appliquer pleinement la loi sur les États généraux de l'alimentation, condamner les intrusions en élevage et faire confiance à la science sur les zones non traitées  ».

Sur ce dernier sujet, Édouard Philippe devrait faire des annonces d'ici la fin du mois.

Marine Guillaume et Laurence Goudet-Dupuis

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages