Budget 2016 : les départements à la dérive

par Marine Guillaume, mis à jour à 16:21
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
Budget 2016 : les départements à la dérive

Les quatre présidents des départements de Grande couronne ont annoncé des hausses d'impôts fonciers en raison de la baisse des dotations de l'État.

« Le gouvernement organise l'asphyxie des collectivités départementales. » C'est sur la base de mots très forts que les quatre présidents des départements de Grande couronne — Jean-Jacques Barbaux (Seine-et-Marne), Pierre Bédier (Yvelines), François Durovray (Essonne) et Arnaud Bazin (Val-d'Oise) — se sont réunis, lundi 18 janvier, pour dénoncer les baisses de dotations de l'État et leurs difficultés à boucler leur budget 2016. 

« Nous devons faire face, d'une part, à une remise en cause brutale et forte des dotations de l'État avec des baisses allant de 50 à 90 %, et, de l'autre à une augmentation rapide des dépenses sociales obligatoires (RSA, allocation handicap, autonomie...) », a d'abord expliqué François Durovray, repris par Pierre Bédier : « Nous vivons un Waterloo social. Les départements sont en première ligne car nous sommes la collectivité sociale. Des économies drastiques ont déjà été faites mais cela ne suffit plus. »

Et Jean-Jacques Barbaux de poursuivre : « Nous menons des politiques strictes d'économie qui comportent un tas de mesures impopulaires mais à brève échéance, la situation est impossible à tenir. »

Avec 82 millions d'euros en moins pour l'Essonne depuis quatre ans, 132 millions de moins pour les Yvelines, 74,2 millions pour la Seine-et-Marne et 71 millions d'euros pour le Val-d'Oise, les présidents des départements annoncent qu'ils vont « devoir agir sur la fiscalité de façon plus qu'alarmante ». « Le seul levier qu'il nous reste, c'est l'impôt foncier. Il augmentera dès l'an prochain pour nous permettre d'équilibrer les budgets. »

Ainsi, les foyers essonniens devraient voir leur facture s'alourdir de 70 euros en moyenne, les Seine-et-marnais de 42 euros, les Val-d'oisiens de 88 euros.

Les ménages yvelinois paieront le plus lourd tribut avec une hausse de 125 euros en moyenne. « C'est le département le plus impacté », confirme son président, Pierre Bédier : « Car nous avions la fiscalité la plus faible, la dette la plus basse et des dépenses de fonctionnement limitées. Au lieu de féliciter cette bonne gestion, le gouvernement fait comme si nous n'avions pas besoin d'argent et nous en prend encore plus. Il nous retire 90 % de notre dotation. » 

Les quatre présidents en ont appelé « à la bonne foi du gouvernement ». « Qu'il arrête de nous prendre nos dotations. Nous participons déjà largement à l'effort de redressement de la dette. Dette qui, elle, ne cesse d'augmenter malgré tout. Nos départements n'ont pas vocation à financer toutes les volontés de François Hollande », a grondé Pierre Bédier. 

De nouvelles mesures d'économie doivent voir le jour dans les prochains mois, touchant, ça et là, les transports scolaires, les subventions aux établissements d'accueil pour personnes âgées ou handicapées ou encore l'entretien des collèges. 

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages