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Christelle Bois s’implique pour la reconnaissance des agricultrices

Nous avons rencontré Christelle Bois, qui préside la Commission des agricultrices de la FDSEA, créée en 2012.

Le 4 mars, à Chartres (Eure-et-Loir). Christelle Bois préside la Commission des agricultrices de la FDSEA qui a édité, en 2018, la deuxième édition du Guide pratique de l’agricultrice.
Le 4 mars, à Chartres (Eure-et-Loir). Christelle Bois préside la Commission des agricultrices de la FDSEA qui a édité, en 2018, la deuxième édition du Guide pratique de l’agricultrice.

« En France, 27 % des exploitants sont des femmes et 19 % en Eure-et-Loir. Si beaucoup de choses ont été faites pour la reconnaissance de leur statut, certaines sont très récentes, comme le fait que les exploitants soient obligés de déclarer leur conjoint qui travaille sur l’exploitation et qui date d’un vote des sénateurs en 2018 dans le cadre de la loi Pacte », souligne Christelle Bois, qui préside la Commission des agricultrices de la FDSEA d’Eure-et-Loir, et ajoute : « C’est le fruit d’un long travail au Sénat. En France, elles étaient encore huit mille dans ce cas, sans statut ni couverture sociale... ».

Sensible à ces problèmes, Christelle Bois n’a donc pas hésité quand le président de la FDSEA de l’époque, Jean-Michel Gouache, lui a demandé en 2012 de prendre la tête d’une Commission des agricultrices : « Comme il y en avait de plus en plus, il était normal qu’elles soient mieux représentées. Mais quand nous avons commencé, nous n’étions pas très nombreuses. En Eure-et-Loir, les filles ne sont pas très branchées syndicat... ».

Néanmoins, la Commission commence par recenser tout ce qui pourrait les intéresser et retransmet les informations qui émanent de la Commission nationale des agricultrices (CNA).

Puis, elle a organisé des rencontres. Il y en aura avec la MSA, avec un notaire, un assureur, des visites seront organisées : « Des agricultrices sont venues à ces réunions et nous ont rejointes. Nous étions de plus en plus, souligne-t-elle. Ensuite nous avons commencé à proposer des formations. Ça nous a rapprochées. Comme beaucoup travaillent réellement dans les champs, elles ont besoin de voir d’autres personnes, des collègues qui partagent les mêmes situations ».

Les femmes de la commission se forment ainsi à la connaissance de soi, à affronter les difficultés de la vie ou à la soudure... Et rédigent en 2016 le premier Guide pratique de l’agricultrice : « C’est un outil très apprécié des exploitantes. Il permet de répondre à plein de questions et donne les contacts utiles pour aller plus loin ».

Une deuxième édition a été concoctée en 2018. Pour Christelle Bois, prendre la tête de cette commission a été naturel :«  J’aime bien parler. Ce métier me plait beaucoup et les femmes ont besoin de reconnaissance. Quand je me suis installée, j’ai eu quelques déboires... Les femmes ont besoin d’être plus sûres d’elles. Et à plusieurs, on s’épaule ».

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