Christiane Lambert : "Se mettre en mode projet"

par Laure Sauvage, mis à jour à 16:38
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Christiane Lambert : "Se mettre en mode projet"

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a passé une journée dans la région le 6 octobre. Elle a rencontré des agriculteurs à Pierrefitte-ès-Bois (Loiret) puis s'est rendue à Lamotte-­Beuvron ­(Loir-et-Cher).

« Il est nécessaire de se mettre rapidement en mode projet  », a déclaré Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, lors de la journée qu'elle a consacrée au territoire de la région Centre-Val de Loire le 6 octobre. Il s'agit pour elle de s'appuyer sur le plan de relance et les fonds Feader pour accompagner la relance en zones intermédiaires.

Pour illustrer ce thème, elle s'est rendue dans la matinée sur l'exploitation d'Olivier Sainte-Beuve, élu de la FNSEA du Loiret, installé sur des terres difficiles à Pierrefitte-ès-Bois, dans le Loiret. Après qu'il a fait part de ses difficultés, elle a regretté que comme lui, « de plus en plus d'agriculteurs subissent leur assolement plutôt que de le choisir  ».

Une trentaine de représentants syndicaux de la région étaient présents lors de cette visite.

Les échanges ont porté sur les difficultés et les pistes de rebonds pouvant être envisagées en zones intermédiaires. Comme l'enjeu de l'accès à l'eau  : « C'est une question extrêmement importante mais en France nous sommes mal partis car il y a beaucoup d'aprioris, a souligné Christiane Lambert. On constate toutefois que le ministre redonne de la perspective. J'espère que cela va durer ».

La présidente a insisté également sur la nécessité de mettre en place des projets durables et adaptés au territoire. Selon elle, les filières de transformation  sont la clé : «  C'est du boulot mais c'est complémentaire. Nous n'imposons rien à personne. Tout dépend de l'agriculteur, de sa conception du métier, de son goût du risque et surtout de son projet d'entreprise. Ce qui est sûr, c'est que plus les gens sont accompagnés, moins ils ont peur du risque. Les Chambres ont une capacité d'accompagnement technique mais le syndicat a un vrai rôle à jouer à travers son réseau pour faire émerger les réflexions dans les territoires. Nous devons aider les gens à se dire  : est-ce que c'est possible pour moi  ?  ».

Le sujet sensible du zonage a aussi été abordé  : «  Chaque fois que l'on parle de zonage, c'est le bazar car il y a ceux qui sont dedans, ceux qui sont dehors et ceux qui voudraient y être… C'est une chose que toute la région se défende pour récupérer ce qu'elle a perdu. C'en est une autre de fixer des priorités de soutien en fonction des handicaps des territoires en donnant par exemple une majoration dans le PCAE*  », a indiqué Christiane Lambert.

Elle a aussi pointé du doigt le sujet de l'accompagnement à l'investissement, notamment «  la faible implication du conseil régional. Il faut les interpeller sur le sujet, c'est capital  ».

Dans l'après-midi, Christiane Lambert s'est rendue au Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). Elle y était attendue par le président de la Fédération française d'équitation, Serge Lecomte, celui du Département, Nicolas Perruchot, et par le maire de la commune et vice-président du Département, Pascal Bioulac.

La situation économique des établissements équestres, les liens avec l'agriculture, la dynamique des territoires et les perspectives olympiques de 2024 ont alimenté les échanges.

L'organisation des épreuves d'équitation à Lamotte-Beuvron tient à cœur à ses hôtes : « Cela valoriserait trente-cinq années d'investissements des collectivités locales, a relevé Nicolas ­Perruchot. Tout est en place pour réussir une compétition planétaire. Par ailleurs, la ruralité doit être présente aux JO  ».

Le président de la FFE a commenté : «  L'équitation représente une passerelle entre l'agriculture et le sport. L'exigence et le dépassement de soi sont des valeurs partagées par toutes les filières agricoles  ».

Se revendiquant «  militante de la ruralité  », la présidente de la FNSEA a appelé à «  une ruralité décomplexée  » et a émis le souhait que la future Pac reconnaisse les éleveurs équins. Et elle a ainsi conclu ses propos  : «  Notre pays gagnerait à ne pas tout centrer sur Paris et à donner un peu de lumière aux territoires ruraux  ».

Hervé Colin, Doriane Mantez et Olivier Joly

*Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles

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