Emploi agricole : la tendance est à la baisse

par Marine Guillaume, mis à jour à 17:34
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
Emploi agricole : la tendance est à la baisse

Le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, Agreste, a publié le bilan annuel de l'emploi agricole.

L'agriculture française compte moins d'actifs qu'en 2010. C'est le constat que fait le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, Agreste, dans son bilan annuel de l'emploi agricole.

Élaboré à partir du recensement agricole et des données de la MSA, ce rapport tire trois enseignements : « la diminution de l'ensemble des actifs agricoles (en unité de travail annuel, Uta*) se poursuit avec -1 % en moyenne entre 2010 et 2013 et -2,4 % en moyenne annuelle entre 2000 et 2010 ; la diminution tendancielle de la main d'œuvre familiale (chefs d'exploitation et coexploitants, conjoints et autres membres de la famille non salariés) se poursuit également avec une baisse moyenne des effectifs de -2,7 % entre 2012 et 2013 après -2,3 % entre 2011 et 2012 et -2,7 % entre 2010 et 2011 et une baisse moyenne de -3,5 % sur la période 2000-2010 ; l'emploi salarié (en UTA) progresse lui de 1,5 % en moyenne annuelle entre 2010 et 2013, principalement du fait de la hausse de l'emploi salarié non permanent (+3,5 %) ».

Ce bilan permet aussi d'affirmer que, toutes régions confondues, le nombre de chefs d'exploitation et de coexploitants dans les moyennes et grandes exploitations a diminué de -1,2 % en moyenne par an entre 2010 et 2013.

Seules les régions Alsace et Corse connaissent une hausse, respectivement de +0,3 % et +1,1 %. La région Ile-de-France connaît, elle, l'une des plus fortes baisses avec -1,2 %. S'agissant des emplois salariés permanents et non permanents, toutes régions confondues, la tendance est à la hausse de +1,4 % par an en moyenne entre 2010 et 2013. Là aussi avec de fortes disparités : +4,3 % en Franche-Comté quand l'Ile-de-France fait figure d'exception et est, malgré tout, touchée par une diminution de -2 %. 

Agreste tente d'apporter quelques explications à ces différents chiffres dont des bouleversements au sein de la famille de l'exploitant. « Des transferts peuvent s'opérer entre l'emploi non salarié et l'emploi salarié lorsque des exploitants, des conjoints ou autres optent pour un statut de salairé », évoque d'abord le rapport : « L'embauche de salariés permanents peut aussi pallier le recul sensible du nombre de conjoints et des autres membres de la famille. »

Agreste pointe également le vieillissement des actifs et les départs à la retraite, l'augmentation du nombre de Gaec « qui favorisent l'accès des conjoints au statut de coexploitant et dans lesquels l'emploi salarié est plus éleve », ou encore « le dynamisme de l'emploi salarié en groupements d'employeurs dont l'augmentation moyenne entre 2010 et 2013 atteint +7,1 % ».

Le service de la statistique propose enfin une estimation 2014 de l'emploi agricole. « La baisse du nombre d'actifs agricoles se poursuit en 2014 mais à un rythme ralenti par rapport à la période 2000-2010. Au total, le nombre d'actifs agricoles diminuerait en moyenne de 7 000 Uta par an entre 2010 et 2014 contre -21 000 Uta par an entre 2000 et 2010.

*Une unité de travail annuel (Uta) est utilisée en France pour les statistiques agricoles pour mesurer la quantité de travail dans le secteur agricole. Cette unité équivaut au travail d'une personne travaillant à temps plein pendant une année dans une exploitation.

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages