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Huit strip-tillers en dynamique à Pré-Saint-Évroult

Pour répondre à une interrogation de la Cuma de Pré-Saint-Evroult, la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir a organisé, le 1er septembre, une série d’essais dynamiques de huit strip-tillers.

Le 1er septembre, à Pré-Saint-Évroult. La chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir a organisé un essais dynamique de huit strip-tiller différents.
Le 1er septembre, à Pré-Saint-Évroult. La chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir a organisé un essais dynamique de huit strip-tiller différents.

Les strip-tillers ont le vent en poupe. Ils apparaissent pour beaucoup comme une solution pratique et économique pour l’implantation du colza en particulier. Ces outils permettent de travailler uniquement la ligne de semis sans toucher l’inter-rang.

De son côté, la Cuma de Pré-Saint-Évroult s’interrogeait sur l’opportunité d’investir dans un tel outil.

Ayant contacté la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir, celle-ci a décidé et réussi à organiser une démonstration dynamique de huit strip-tillers différents, le 1er septembre, sur une parcelle de Pré-Saint-Évroult. Étaient ainsi comparés des outils des marques Kuhn, Kverneland, Jammet, Carré, Blu-Jet et, naturellement, Duro, le régional de l’étape.

Julien Charbonneau, agronome de Terres Inovia (ex-Cetiom), a précisé d’emblée à la cinquantaine d’agriculteurs à s’être déplacés qu’il ne fallait pas opposer les méthodes d’implantation : « Nous sommes loin du débat labour versus non-labour. Chaque méthode a ses avantages. Et les techniques sans labour représentent plus des deux-tiers des implantations de colza », a-t-il relevé.

Cette démonstration en dynamique, réalisée dans des conditions pas nécessairement idéales, aura permis aux exploitants de constater la difficulté de régler ces machines.

Or les différents strip-tillers présentés offrent tous des possibilités de réglage quasi infinies. Le risque est grand, en effet, que les dents de l’outil créent une cavité sous la ligne de semis, ce qui est très préjudiciable au développement des racines qui ont horreur du vide. D’ailleurs, c’est la première chose que les personnes présentes allaient vérifier après le passage de l’outil.

L’autre point à considérer lorsqu’on souhaite investir dans un tel outil, c’est son coût. Si la technique est bien maîtrisée, les rendements seront comparables à ceux obtenus par d’autres méthodes.

Les gains, en temps de travail et en coûts d’implantation, seront loin d’être négligeables. Cependant, il faut tenir compte aussi du fait que les fenêtres d’utilisation sont courtes et que le contexte pédo-climatique doit être adapté à son utilisation.

Enfin, seuls le colza, le maïs ou le tournesol peuvent être implantés avec un strip-tiller.

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