L'origine des viandes traquée par Jeunes agriculteurs et la FDSEA d'Eure-et-Loir

par Hervé Colin, mis à jour à 11:52
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
L'origine des viandes traquée par Jeunes agriculteurs et la FDSEA d'Eure-et-Loir

Le rendez-vous a été fixé à 14h ce 16 mars. Des dizaines d'agriculteurs se sont ainsi regroupés à La Loupe, Nogent-le-Rotrou et Brou. Leur objectif : effectuer dans les rayons des grandes et moyennes surfaces de ces villes du Perche, des opérations de contrôle de l'origine et du prix des viandes proposées aux consommateurs.

C'est le syndicat Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir, et plus particulièrement ses sections percheronnes, qui a été à l'origine de ces actions et qui a entraîné avec lui ses aînés de la FDSEA. À Brou comme ailleurs, les agriculteurs ne sont pas arrivés les mains vides dans les rayons des supermarchés. En effet, ils disposaient de planches d'auto-collants de deux types : les uns jaunes barrés d'une croix noire portant l'inscription « Viande de nulle part.com », les autres arborant un smiley et le slogan « Viande d'origine connue ».

Le but du jeu a consisté pour les militants à déchiffrer toutes les étiquettes et à coller sur le produit le sticker adéquat. Comme on pouvait s'y attendre, de nombreux produits de grandes marques se sont révélés particulièrement obscurs quant à l'origine des viandes commercialisées. Or, Jeunes agriculteurs et la FDSEA militent pour que l'étiquetage du pays d'origine des viandes soit obligatoire.

À cela, des raisons sanitaires, environnementales, éthiques et sociales. De fait, la législation impose certaines contraintes en France qui ne sont pas les mêmes dans les autres pays de l'Union européenne. Et cette obscurité sur l'origine n'incite pas les consommateurs à acheter la production des éleveurs hexagonaux.

Dans le même temps, les agriculteurs ont procédé également au relevé des prix de nombreux produits. Étaient visés, non seulement ceux de la viande ou de la charcuterie, mais également ceux de toute une série de produits transformés, ainsi que les prix des œufs, ou autres fruits et légumes, toutes choses susceptibles d'être produites par l'agriculture eurélienne.

Manifestement, ces opérations de stickage et de relevé de prix se sont déroulées dans le plus grand calme au sein des enseignes percheronnes et le plus souvent sous l'œil — un brin agacé — de leurs responsables : « Vous faites cette action, très bien, mais n'oubliez pas que nous travaillons aussi avec vous », a ainsi relevé, mi-compréhensif mi-dépité, Alexis Caron, l'un des responsables du Super U de Brou, qui explique la présence de viandes très locales et d'autres origines de cette façon : « Nous sommes obligés d'avoir une gamme assez large pour pouvoir contenter tout le monde... »

« Cette opération de relevé va nous permettre d'analyser toutes ces données pour arriver avec des arguments », a pointé le président de la FDSEA d'Eure-et-Loir, Jean-Michel Gouache, à l'issue de l'opération. En effet, une délégation, composée de représentants de toutes les productions, est reçue ce jeudi 19 mars par la sous-préfète de l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou, Franceline Forterre-Chapard. « Aujourd’hui chaque production à ses problèmes, lait, viande, aviculture, porc, tous doivent pouvoir exprimer leurs doléances. La sous-préfète les remontera au préfet qui les communiquera au ministère. Et il faudrait inciter les autres départements à faire ce type d'action », a conclu le président.

Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir poursuit l'action : le secrétaire général Yves-Marie Fillon a confirmé qu'au niveau cantonal, la section continuait ses actions d'affichage, comme elle l'a fait devant la sous-préfecture à Nogent-le-Rotrou ce 16 mars, inscrivant des slogans sur du film plastique noir tendu entre deux supports : « Sans agriculture, pas de nourriture » ou encore : « Produire et manger français ».

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages