La médiation, une alternative à nombre de procès

par Laure Sauvage, mis à jour à 12:23
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
La médiation, une alternative à nombre de procès

Le recours à un médiateur constitue une judicieuse alternative à une action en justice. En Eure-et-Loir, le Cema 28 rassemble une vingtaine de professionnels de la médiation, comme l'exploitant Grégoire Jaquemet.

Tous les conflits ne se règlent pas au tribunal. C'est très long, compliqué, onéreux et les deux parties n'en sortent pas toujours satisfaites. Aussi, plutôt que de saisir la justice, il existe une alternative qui n'a aucun de ces inconvénients  : la médiation.

«  C'est un autre mode de résolution des conflits qui permet de parvenir à des solutions de façon moins raide  », explique le président du Centre de médiation d'Eure-et-Loir (Cema 28), Christian Mercier. Ancien bâtonnier et avocat honoraire du barreau de Chartres, il est de ceux qui ont créé cette association en 1998.

Il ne faut pas confondre conciliation et médiation. Lors d'une conciliation, le conciliateur a les éléments du dossier et propose des solutions. En revanche, «  le médiateur se refuse d'avoir des solutions. Il réinstaure le dialogue pour faire en sorte que les deux parties trouvent une solution. Il permet à l'opération chimique du rapprochement de se faire  », souligne Christian Mercier.

Pour que ce processus se mette en place, cela demande des compétences particulières au médiateur.

Ainsi, outre des connaissances juridiques, le médiateur se doit d'être fin psychologue, capable d'empathie  : «  Il doit gagner la confiance de chaque partie. Lors d'une médiation, il y a beaucoup de non-dit. Environ 60  % de la communication est non verbale, passe par le comportement, la manière d'être. Il faut être à l'écoute, c'est une technique qui s'apprend  ».

C'est pourquoi les médiateurs suivent des formations appropriées, avant leur agrément et au fil de leur mission, et qu'ils devraient avoir un statut professionnel.

Le processus de médiation n'a que des avantages par rapport à une procédure judiciaire. «  Quand l'on parvient au terme de la médiation, les deux parties signent un protocole qui a valeur exécutoire, explique Christian Mercier, les parties arrivent à conclure la paix durablement. Nous en sommes parfois ébahis  ».

Cependant, la médiation demande du temps. Au Cema 28 une séance dure deux heures, si l'accord n'est pas trouvé une seconde séance est organisée mais rarement plus. Il arrive parfois que la médiation échoue. Les échanges sont couverts par le secret.

Le recours à la médiation s'applique à de nombreux domaines où surgissent des difficultés relationnelles  : famille, succession, voisinage, entreprise, association, administration… Elle peut être déclenchée à tout moment, avant ou pendant une procédure judiciaire ou administrative, ce qui la suspend, voire même après. Néanmoins, la médiation a un coût, qui peut être pris en charge par la protection juridique des assurances. Pas de raison de s'en priver, donc.

Pour saisir un médiateur, il suffit d'écrire au Cema 28   : Centre de médiation d'Eure-et-Loir, 1 rue des Lisses à Chartres. C'est l'organisme qui se charge de prévenir l'autre partie. Le forfait de six heures est fixé à 400 euros par personne plus 50 euros de frais de dossier. Plus d'infos au 02.37.21.23.41 ou cema28@orange.fr ou ordredesavocats-chartres.com/médiation.

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages