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Le citoyen doit intégrer la notion de risque

par Laurence Dupuis, mis à jour à 19:07
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Le citoyen doit intégrer la notion de risque

Une conférence sur les risques et leur gestion était donnée par la géographe Yvette Veyret à Provins (Seine-et-Marne).

Face au danger, quelle attitude adopter ? Se défendre en jouant sur les aléas, s’adapter (une solution favorisée par l’Etat depuis le début des années 80) ou s’éloigner.

Tel est le constat dressé par la géographe, professeur émérite des universités Paris X-Nanterre, Yvette Veyret, le 4 novembre à Provins en préambule à sa conférence intitulée « Risques naturels et technologiques et développement durable ».

Les risques sont un de ses sujets de prédilection. Elle a d’ailleurs co-écrit un ouvrage sur ce thème en 2003.

S’appuyant sur des exemples, elle a débuté son exposé par la tempête Xynthia en 2010 sur la côte atlantique. Si cet événement s’est déjà produit par le passé, le contexte est aujourd’hui différent : alors que la population a connu un fort accroissement dans le secteur, le risque n’a pas été pris en compte.

Il s’agit d’un phénomène naturel non lié au réchauffement climatique, mais ce dernier peut l’aggraver.

De plus, la vulnérabilité des populations installées dans ces zones et le rôle des politiques qui ont donné des autorisations ont aussi eu une incidence lors de ce drame.

Mais les inondations et tempêtes ne sont les seuls risques naturels en France et en Europe. Les cyclones et typhons (Antilles, Réunion) d’une même intensité n’auront pas des conséquences humaines et matérielles similaires en fonction de la politique de prévention aux populations.

Autres aléas présents : les glissements de terrain (exemple de la vallée de la Vésubie), le volcanisme, les incendies et les cavités souterraines et fonds comme en Ile-de-France et dans les régions minières.

En Ile-de-France, deux millions de personnes sont concernées par des carrières, dont certaine situées dans l’espace privé n’ont jamais été déclarées.

À cela s’ajoutent les dangers industriels, les installations nucléaires, les sites Seveso et les catastrophes technologiques.

En France 20 000, communes sont soumises à au moins un risque, dont 15 000 pour les inondations.

Cette situation est incompatible avec le développement durable, une catastrophe se caractérisant par des pertes humaines, un arrêt de l’activité, un coût des déplacements de population, des dégâts aux bâtiments.

En outre, ce sont les plus pauvres qui sont les plus impactés avec notamment un nombre de morts plus élevé. Preuve en est l’ouragan Matthew dernièrement : 900 morts à Haïti, 18 aux USA. 

Au final, une catastrophe a un impact sur le PIB et cela s’accroît avec la pauvreté du pays.

Deux types de réponses existent face aux risques : à l’échelle globale comme l’Onu et locale – Etat compris - avec toutes les positions liées à l’aménagement du territoire.

Le risque engendre un danger qui, lorsqu’il survient se nomme catastrophe. Attention, il n’y a pas forcément corrélation entre l’importance de l’aléa et celle de la catastrophe. 

Si les coûts les plus importants par événement sont les tempêtes suivies du phénomène du gonflement des sols avec les argiles, en France le coût cumulé des inondations en fait le risque le plus onéreux.

Les aléas naturels sont des processus ordinaires, parfois aggravés par l’action de la société qui en crée de nouveaux à l’instar des risques technologiques, nucléaires sans oublier les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Pour les traiter, il faut connaître l’origine, l’intensité (hauteur magnitude), leur temps de retour, les enjeux et la perception de la population. « En France on essaie de gérer le risque, même si les politiques ne sont pas parfaites », souligne Yvette Veyret.

Et de poursuivre : « des lois sont votées et de nombreux documents existent comme le Dicrim (document d’information communal sur les risques majeurs) pour les communes. Et nous suivons la règle des trois P : prévoir, prévenir et protéger. L’Etat fait beaucoup de choses, mais le citoyen doit connaître le risque et réfléchir aux solutions possibles. Et il est nécessaire d’intégrer le risque au développement durable ».

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