Le préfet au milieu des champs à Morée

par Laure Sauvage, mis à jour à 12:25
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
Le préfet au milieu des champs à Morée

En début de semaine, à l’invitation de la FNSEA 41, Yves Rousset, préfet du Loir-et-Cher, s’est rendu sur une exploitation céréalière à Morée. L’occasion, pour le représentant de l’État, de prendre le pouls de l’agriculture.

Lundi dernier, à l’invitation de la FNSEA 41, Yves Rousset, préfet du Loir-et-Cher, s’est rendu chez Jean-Pierre Coyau, céréalier à Morée. Le représentant de l’État a été accueilli par Didier Delory, président de l’organisation syndicale : « Malgré la Covid-19, nous avons continué à travailler. Nous avons essayé de trouver des réponses à certaines inquiétudes. Mais les mauvaises récoltes sont un coup de grâce, créant un désarroi sur le territoire. »

Le préfet s’est exprimé en ces termes : « Nous avons traversé la crise sanitaire. Aujourd’hui, deux nouveaux problèmes apparaissent : les mauvaises récoltes et la sécheresse. L’État est à vos côtés. Nous allons faire face aux difficultés ensemble. »

Didier Delory a repris la parole : « Bien que le Loir-et-Cher travaille essentiellement pour de grandes filières, vendre en local est excellent pour le bilan carbone. Par ailleurs, l’irrigation est indispensable au maintien de certaines productions, notamment le maïs. » Or, du fait de la sécheresse, le préfet a annoncé des restrictions… 

Philippe Noyau, président de la chambre régionale d’Agriculture, a réagi : « Le retour de l’autonomie alimentaire se fera par l’accès à l’eau. » Florent Leprêtre, président de la FNSEA Centre-Val de Loire, a prolongé l’analyse : « Le maïs possède la meilleure efficience de l’eau : la plante transforme 90 % d’un litre d’eau en matière sèche. Nous avons besoin de maïs pour nourrir les animaux. La résilience de l’agriculture passe par un accès à l’eau. Nous ne consommons que 3 % de la ressource. » 

Le préfet a souligné l’importance de disposer d’une eau de qualité et en quantité pour l’alimentation humaine. Par extension, cela est également valable pour l’agriculture. Yves Rousset a déclaré : « L’agriculture n’est pas en mauvaise position au niveau des priorités. Problème : vos besoins surviennent en pleine sécheresse ! » Les débatteurs ont constaté un assèchement des zones humides. De son côté, Florent Leprêtre a défendu le stockage hivernal de l’eau. 

En raison des mauvaises récoltes, Philippe Noyau s’est dit « inquiet de la situation économique des agriculteurs », notamment en grandes cultures dans les zones intermédiaires. Le président de la Chambre régionale a ajouté : « Certains subissent encore les conséquences de 2016. Nous lançons un cri d’alarme. Il est important que les agriculteurs ne s’isolent pas chez eux. » 

Charlin Hallouin, président de JA 41, a livré son point de vue : « Certains jeunes installés s’interrogent sur la continuité de leur activité. Ne disposant d’aucune trésorerie, ils risquent de disparaitre. Or, je ne veux pas que, demain, des entrepreneurs de travaux agricoles remplacent les jeunes exploitants ! » 

Florent Leprêtre a déclaré : « Outre les annonces du président de la République, il faut des actes. Nous avons besoin d’un accompagnement pour retrouver de la compétitivité. »

Le préfet a conclu la rencontre en ces termes : « L’accompagnement de l’État est régulier. Il n’y a donc aucune raison que cela s’arrête. Avec la Covid-19, nous avons frisé la rupture de la société. Nous savons que vous avez contribué à nourrir la population. »

Olivier Joly

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages