Les agriculteurs mobilisés devant la permanence de Guillaume Kasbarian

par Hervé Colin, mis à jour à 17:59
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
Les agriculteurs mobilisés devant la permanence de Guillaume Kasbarian

La permanence chartraine du député LREM Guillaume Kasbarian a constitué le point de chute d'une action menée par la FDSEA et Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir, le 14 décembre. Il s'agissait de protester contre les hausses de charges et l'agribashing ambiant.

« Vraiment merci à ceux qui se sont rassemblés, vous direz à ceux qui ne sont pas là qu'ils ont une certaine responsabilité. C'est parce qu'on se rassemble que l'on peut peser », a lancé le secrétaire général adjoint de la FNSEA et président de la chambre d'Agriculture, Éric Thirouin, à l'issue de la manifestation qui s'est déroulée le 14 décembre devant la permanence chartraine du député LREM, Guillaume Kasbarian.

Là, une centaine d'exploitants et une vingtaine de tracteurs ont stationné tandis qu'une délégation composée du président de la FDSEA, Bertrand Petit, de celui de Jeunes agriculteurs, Rémi Rousseau, d'Éric Brault (Scael) président de la fédération des coopératives d'Eure-et-Loir, de Jean-Yves Nouvellon (Vertume), pour les négoces et d'Éric Thirouin donc, était reçue par le député.

À l'issue de cette rencontre, Éric Thirouin a exprimé les motifs de la colère des agriculteurs : « Nous sommes là pour trois revendications essentielles. D'abord, que l'on arrête l'agribashing. Ce n'est plus tenable. Je souhaite en particulier que le site d'État (sur le glyphosate, ndlr) soit fermé. Le deuxième sujet est celui sur la redevance pollution diffuse (RPD). Nous avons un revenu en Eure-et-Loir qui est au plus bas, de l'ordre de cinq mille euros par an et l'État veut mettre des taxes, comme sur le carburant, à hauteur de deux à trois mille euros par exploitation. Comment imaginer pouvoir aller de l'avant si on nous enlève la moitié de nos revenus ? Le troisième sujet est la séparation vente-conseil, qui va faire exploser le système mis en place depuis des décennies qui est le fait d'accompagner les agriculteurs au quotidien. Aujourd'hui, nous avons la liberté d'agir sur nos exploitation. Demain, nous serons comme une infirmière face à son patient, nous devrons attendre la prescription d'un « phytiatre », un médecin des plantes. Plus besoin de se former ni d'aller observer dans ses champs, juste attendre la prescription. Notre métier n'a plus de sens... On demande à ce que ce projet d'ordonnance soit revu ».

Le député Guillaume Kasbarian est venu s'adresser aux manifestants : « il y a des points sur lesquels nous sommes d'accord, d'autres moins. Sur l'agribashing nous sommes dans le même bateau. Vous ne me trouverez jamais du côté de ceux qui tapent sur les agriculteurs. Travaillons pour réconcilier citoyens et agriculteurs. »

Et d'ajouter : « Sur le deuxième sujet, c'est plus compliqué. Dans le projet de loi de Finances nous avons voté toute une série de dispositions qui vont aider les agriculteurs. Je ne voudrais pas que tous ces acquis soient oubliés car il pourrait y avoir quelques sujets de désaccord. J'ai bien noté vos revendications sur la hausse de la RPD, j'entends, il faut qu'on en discute avec les collègues... Mais je ne voudrais pas que cela nourrisse l'agribashing. »

Il a poursuivi : « Sur la séparation vente-conseil, on s'y était engagé, la loi est actée, l'application se fera d'ici 2022. Ce qui m'importe c'est que l'on suive ça de façon intelligente. Le changement de modèle ne doit pas se faire contre les agriculteurs ni sans en avoir débattu avec les coopératives. Je veux suivre cette application, voir si ça marche ou pas et le reconnaitre si ça ne marche pas, limiter les effets négatifs et amender la loi si nécessaire. Je relaierais vos attentes sur ce sujet, je suis prêt à demander à ce que l'application soit la plus lente et intelligente possible ».

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages