Maroussia : la passion du fil

par Laurence Dupuis, mis à jour à 11:37
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Maroussia : la passion du fil

Maroussia, tel est le nom d’artiste de Marianne Villette-Aguin, créatrice de bijoux, accessoires de mode et œuvres d’art à partir de tous types de fils à Moisenay (Seine-et-Marne)

« J’ai des mains et je m’en sers pour exprimer ce que j’ai dans la tête », note Marianne Villette-Aguin, créatrice de bijoux, accessoires de mode et œuvres d’art à base de fils de toutes natures (laine, coton, fil de fer… et même plastique et tee-shirt). Pour nom d’artiste, elle a opté pour Maroussia, un clin d’œil à ses grands-parents d’origine russe et à sa chevelure rousse.

Dès son plus jeune âge, elle raffole des travaux manuels. À sept-huit ans, elle débute le crochet et réalise des vêtements pour habiller sa poupée. Autodidacte du tricot, comme elle se définit, car « on apprend cet art ancestral de mère en fille », même si aujourd’hui une école de la maille existe.
Installée à Moisenay (Seine-et-Marne), Maroussia a créé son auto-entreprise en 2012, les aléas de la vie l’ayant empêchée de le faire plus tôt. « Je voulais donner de la légitimité à mon travail. Le tricot a souvent un côté négatif. On n’arrive pas à imaginer que c’est une technique et qu’elle n’est pas réservée qu’aux femmes ». Et de citer l’exemple du point irlandais inventé par les marins de cette île pour s’occuper.
« Ce sont les bijoux et les accessoires qui permettent le plus de s’exprimer. Le tricot, c’est une aiguille, mais tous types de fils peuvent être utilisés. C’est aussi un moyen d’apporter une vision différente du tricot et en faire une œuvre d’art. Les gens sont souvent étonnés du rendu et de la légèreté », explique celle qui laisse son imagination travailler.
Ses créations, Maroussia les commercialise via un site Internet, une page Facebook et des expositions dans son secteur ou plus loin (Saint-Tropez par exemple), même si ces derniers temps son activité a été moindre, l’artiste devant s’occuper en parallèle de l’entreprise dans le bâtiment de son époux décédé.
Dernièrement, la jeune grand-mère s’est lancée dans une nouvelle aventure : le Yarn-bombing ou tricot de rue, un art éphémère venu des États-Unis qui consiste à créer des œuvres dans la ville notamment en entourant du fil autour du mobilier urbain. « C’est une ouverture vers l’extérieur », cette activité se faisant à plusieurs. Elle participe également à différents ateliers au sein d’associations où elle apporte son savoir-faire et son regard artistique.

L. Goudet-Dupuis

Biographie

2012 : création de l’auto-entreprise Maroussia.
2016 : lancement de l’action Yarn-bombing.
2018 : réalisation d’un brie de Melun.

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