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Maurice Leroy : « Là, on est à l’os ! »

par Estelle Bescond, mis à jour à 11:09
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Maurice Leroy : « Là, on est à l’os ! »

Le président du conseil départemental de Loir-et-Cher — qui est aussi l’un des vice-présidents de l’Association des départements de France (ADF) — revient sur la situation financière des départements.

Horizons : Le projet de loi relatif à la nouvelle organisation territoriale de la République (Notre) entrera en vigueur dès 2017. Où en est-on aujourd’hui concernant la compétence agricole ?

Maurice Leroy : Ce dont nous sommes sûrs, c’est que les trois chambres consulaires ne seront plus financées par les départements. Pour le reste, c’est ambigu. Lors des séances à l’Assemblée nationale et au Sénat, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, avait déclaré que les départements pourraient continuer de s’occuper de la filière agricole. Cela a été consigné au Journal officiel. Or, une circulaire restrictive du gouvernement vient tout remettre en cause : les départements ne pourront plus rien faire. L’ADF, et son président Dominique Bussereau, contestent cette circulaire.

En tant que président du conseil départemental de Loir-et-Cher, que pensez-vous de ce scénario ?

Prenons l’exemple du Groupement de défense sanitaire. Si la région nous dit qu’elle le finance, je n’ai aucun problème, au contraire. Mais si elle ne le fait pas, que va-t-il se passer ? Le GDS est une structure essentielle pour la filière agricole et surtout pour l’élevage qui est en grande difficulté en ce moment. Ca serait catastrophique que le GDS ne soit plus soutenu. En Loir-et-Cher, ma majorité et moi-même sommes favorables à inscrire dans le budget six mois de crédits pour l’agriculture le temps que la région se décide. Si la région ne finance pas, nous agirons. 

Quelle est la situation financière du département ?

Le vote du budget a été repoussé en mars. L’Etat doit 282 millions d’euros au Loir-et-Cher au titre des dépenses sociales. Par exemple, pour le RSA, qui relève de la solidarité nationale, l’Etat a financé de quoi payer cinq mille bénéficiaires mais aujourd’hui, dans le département, il y a en dix mille. Je ne demande pas à l’Etat de rembourser cette somme mais simplement que les cinq mille bénéficiaires non compensés le soient. Des négociations sont en cours avec le Premier ministre.

Que se passerait-il si l’Etat n’allait pas en ce sens ?

Nous sommes en train de faire plusieurs hypothèses. Nous travaillons sur la baisse des dépenses publiques mais si cela ne suffit pas, il faudrait augmenter le taux de la taxe sur le foncier bâti de 40 %. Ca représente 50 € sur la feuille d’impôt mais il est hors de question d’augmenter la fiscalité à ce niveau-là car les citoyens sont déjà matraqués. Là, on est à l’os. Le Loir-et-Cher était parmi les sept départements qui n’ont pas augmenté les impôts depuis neuf ans mais ce groupe risque de disparaître. En 2014, dix départements n’ont pas bouclé le budget, cette année, ça serait quarante, et en 2017, ça serait près de quatre-vingt, dont le Loir-et-Cher, malgré une gestion exemplaire saluée par la Cour des comptes.

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