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Moins d'un agriculteur sur dix est optimiste pour 2017

par Marine Guillaume, mis à jour à 12:30
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Un récent sondage Ipsos-AgriAvis révèle le moral en berne des agriculteurs.

Les agriculteurs ont le moral en berne, c'est peu de le dire.

L'institut de sondage Ipsos vient de réaliser une étude - via la plateforme AgriAvis - auprès des agriculteurs sur leur état d'esprit.

Le résultat est plutôt alarmant : plus de huit agriculteurs sur dix (84 %) disent avoir un moral plutôt bas et près de la moitié (46 %) affichent un réel pessimisme pour cette année 2017.

Le cours des productions agricoles et leurs prix de vente (autant les céréales que la viande) sont la principale source de préoccupation pour l’année à venir pour 38 % des agriculteurs interrogés. « La baisse des prix et le moindre revenu qui en découle créent une forte tension sur la trésorerie des agriculteurs. Cette nouvelle source d’inquiétude vient s’ajouter au renforcement de la réglementation et à la baisse des subventions agricoles vitales pour leur activité », commente Laurent Depouilly, directeur général d’Ipsos Lyon et de la division Agriculture chez Ipsos.

Les problèmes de trésorerie arrivent en seconde position des préoccupations pour 2017, puisqu’ils inquiètent 22 % des personnes interrogées. 

Les agriculteurs s’attendent à payer toujours plus de charges cette année, et à voir leurs frais augmenter, notamment de carburant (60 % estiment que les prix vont augmenter).

Du côté des éleveurs, les frais qui risquent d’augmenter le plus selon eux sont les produits vétérinaires (51 %) et l’alimentation du bétail (42 %), alors que les agriculteurs en grandes cultures expriment une tendance d’utilisation des intrants plutôt à la baisse.

Malgré tout, les agriculteurs ne perdent pas espoir : 22 % d’entre eux espèrent que les prix de vente de leurs productions vont remonter cette année, même s’ils ne sont que 9 % à espérer de meilleures récoltes qu’en 2016 pour pouvoir se dégager une meilleure rémunération.

Pour 12 % des répondants, les élections présidentielles à venir suscitent également de l’optimisme, confirmant les attentes de changement dans la politique agricole de la France.

L’objectif est de garder le cap en 2017. Plus des deux tiers des agriculteurs interrogés ont l’intention de gérer leur exploitation cette année comme ils l’ont fait en 2016, bien qu’ils soient 8 % à vouloir céder leur exploitation, pour partir à la retraite (3 %) ou pour changer de métier (5 %).

Ils sont également 18 % à vouloir augmenter leur outil de production, que ce soit par l’agrandissement de leur SAU ou de leur cheptel (pour 15 % d’entre eux), ou par l’acquisition d’une autre exploitation (6 %).

Malgré le contexte défavorable, les agriculteurs ne baissent pas les bras et comptent tout de même continuer à investir dans leur outil de production.

Ils sont en effet 45 % à vouloir effectuer un investissement au cours des douze prochains mois, mais se projettent moins bien à long terme : ainsi, 28 % déclarent n’avoir aucune intention d’investir au cours des cinq prochaines années dans des bâtiments, des machines ou du matériel agricole.

Chez les agriculteurs de moins de quarante ans, les signaux sont plus positifs : ils sont 58 % à vouloir investir dans du nouveau matériel et 56 % dans des machines agricoles.

Pour soutenir leurs projets d’investissements, beaucoup attendent des aides financières ou subventions (36 %), des prêts avantageux (32 %) ou encore des offres promotionnelles (18 %). Cependant, ils souhaitent également être davantage accompagnés via des conseils techniques, financiers ou des informations personnalisées (40 %). Ces attentes sont particulièrement importantes pour les agriculteurs de moins de quarante ans et les exploitations de moins de cent hectares. Les éleveurs notamment ont exprimé de très fortes attentes en termes d’aides financières ou subventions (45 %) et d’informations personnalisées pour réaliser leurs investissements (24 %).

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