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Produire du blé tracé pour Baguépi

Dans le cadre des journées Diversification, Olivier Couteau a reçu un groupe d’agriculteurs intéressés par sa démarche : produire du blé tracé à destination de la filière Baguépi.

À Orsonville (Yvelines), le 17 mai. Une dizaine d’agriculteurs a participé à la visite Diversification de la chambre d’Agriculture sur la production de blé tracé pour la filière Baguépi, une marque du groupe Soufflet.
À Orsonville (Yvelines), le 17 mai. Une dizaine d’agriculteurs a participé à la visite Diversification de la chambre d’Agriculture sur la production de blé tracé pour la filière Baguépi, une marque du groupe Soufflet.

En agriculture, plusieurs chemins sont possibles pour se diversifier : développer un atelier d’élevage, valoriser son bâti en le transformant en logement ou en location touristique, mais il est aussi possible pour les agriculteurs de tout simplement diversifier... leur assolement. C’est le choix qu’a fait Olivier Couteau. Installé à Orsonville (Yvelines), il a accepté de recevoir un groupe d’agriculteurs intéressés par sa démarche dans le cadre des journées Diversification organisées par la chambre d’Agriculture de région Île-de-France. Olivier Couteau produit depuis plusieurs années du blé améliorant tracé pour la filière Baguépi, une marque portée par Soufflet agriculture. « J’ai opté pour la variété Nara. Il y a moins de contraintes qu’avec un blé classique, on apporte simplement plus d’azote pour aller chercher un taux de protéines plus important, explique Olivier Couteau. Cette filière blé tracé m’apporte une meilleure valorisation de ma culture, avec un prix final assuré et des primes intéressantes selon les années. » L’agriculteur signe chaque année un contrat avec Soufflet agriculture qui l’engage sur un certain nombre de points à respecter correspondant à la charte de production Irtac-Arvalis. « Ce n’est pas très contraignant, c’est simplement du bon sens, ont rassuré les représentants de Soufflet agriculture. 95 % des pratiques à respecter sont bien souvent déjà mises en place par les agriculteurs avant qu’ils ne s’engagent dans cette filière. »
Stockage à la ferme
Le seul point notable à prendre en compte est celui du stockage qui doit se faire à la ferme. « Les traitements après récolte sont interdits. L’agriculteur doit pouvoir stocker son grain et le ventiler. L’enlèvement se fait ensuite à la demande de Soufflet mais il faut parfois être en mesure de stocker jusqu’en mars », ont prévenu les représentants de Soufflet agriculture qui ont également parlé chiffres pour tenter de convraincre la dizaine d’agriculteurs présents. « Plusieurs facteurs entrent en jeu pour déterminer le prix final. La prime variétale peut varier de quelques euros à 65 euros/tonne, et la prime de filière oscille en général entre 4 et 6 euros/tonne ». « Le blé améliorant tracé filière Baguépi m’apporte une plus-value importante », a confirmé Olivier Couteau.
À ceux qui seraient séduits et tentés de bouleverser leur assolement, Soufflet agriculture prévient : « Nous n’imposons pas de limite de surface ou de tonnage par exploitation car c’est souvent la capacité de stockage qui détermine la surface du contrat ». Autre atout intéressant pour se lancer : la bonne image véhiculée par une filière tracée. « À l’heure où les grandes cultures conventionnelles sont décriées, ce genre de filière permet de donner une image positive de l’agriculture, de valoriser les pratiques de l’exploitation. Ça a du sens de savoir ce qui est fait de notre récolte », a expliqué Olivier Couteau.

Marine Guillaume

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