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Sylvain Reverchon : « Notre travail est d'être au contact et c'est ce qui me plaît »

par Hervé Colin, mis à jour à 17:02
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Sylvain Reverchon : « Notre travail est d'être au contact et c'est ce qui me plaît »

Le nouveau directeur des Territoires d'Eure-et-Loir est en poste depuis le mois d'octobre. Ingénieur agronome de formation, il était auparavant directeur de l'Agriculture au conseil régional et adjoint au Sgar auprès du préfet de région.

Horizons : Vous arrivez en Eure-et-Loir dans un moment particulier pour le monde agricole, comment s'est passée cette prise de contact ?

Sylvain Reverchon : En effet, j'arrive dans un contexte pas simple : il y a la mise en place de la Pac, la crise de l'élevage... Néanmoins, j'avais déjà l'habitude de travailler avec quelques représentants du monde agricole eurélien, c'est donc plutôt un approfondissement de nos relations. Et, à ce stade, je suis très satisfait de la qualité du dialogue : il y a un respect, une estime, même si nous ne sommes pas toujours d'accord, chacun étant dans ses positions et son rôle.

Ces moments compliqués ont-ils un impact sur le travail de vos équipes ?

Ce qui me satisfait grandement, c'est qu'il y a une vraie reconnaissance du travail effectué par les agents de la DDT. Ils me le disent tous, ils l'ont redit au moment de la manifestation : « Ce n'est pas contre les agents de la DDT que l'on manifeste, mais contre les textes, la réglementation... » Nous avons des agents qui travaillent dans des conditions difficiles, mais qui sont motivés. Ça se ressent car c'est ce que me disent les professionnels.

On ne peut pas rencontrer le directeur des Territoires sans évoquer les contrôles...

Ce n'est jamais simple, un contrôle. On est toujours dans une situation délicate entre la personne qui est contrôlée et celle qui contrôle. On est dans les rapports humains, on doit ouvrir ce que l'on fait, son travail de tous les jours. Ça peut générer un moment de tension. Notre idée par rapport à ça est de faire attention, de prévenir avant, de ménager. Et puis, dans les semaines qui viennent, nous allons mettre en place un contrôle à blanc, pédagogique, et nous inviterons la profession à venir voir comment ça se passe. Pour démystifier... Je me mets à la place d'une personne contrôlée et je sais que ce n'est jamais facile.

La mise en place de la nouvelle Pac est elle aussi difficile. Sur le terrain, le sentiment est que, pour le moins, ça grippe quelque part...

Ça grippe notamment sur les questions d'outils et de capacité à les mettre en place. C'est complexe, c'est sûr, et je ne m'attendais pas à ça au départ. En revanche, je sais que nous avons les ressources pour y arriver. Ça nécessite plus d'attention, plus de pédagogie et des ressources qui sont chez nous... ce qu'elles sont...

Mais qu'est-ce qui s'est passé concrètement, vous n'étiez pas prêts ?

Nous avions pour la nouvelle Pac une programmation 2014-2020, mais la commission n'a pas été en capacité d'agréer nos programmes dans un délai satisfaisant. Ça a traîné sur tout et après, la logistique n'a pas suivi. Maintenant, il faut passer ce palier-là. Nous faisons tout pour. Et, avec le gouvernement, nous faisons tout également pour que ce ne soit pas pénalisant pour l'agriculteur... Si ce n'est pour des questions de temps à passer. L'idée, c'est de gagner du temps à terme.

Selon les termes de votre mission, vous êtes « le premier interlocuteur des agriculteurs »... Peuvent-ils vous contacter directement ?

Moi directement... J'ai un emploi du temps un peu compliqué... Le premier interlocuteur, c'est souvent le service de l'économie agricole. Mais c'est ma philosophie, la proximité, être sur le terrain et au contact. Ce qui veut dire qu'en cas de problème important, je suis capable d'aller voir, d'écouter. C'est ce que je demande aux équipes. C'est le vrai sens de notre DDT aujourd'hui : l'échelon stratégique, c'est la région, pourquoi pas ? Maintenant, il faut quand même qu'il y ait des gens au contact. C'est notre travail et c'est ce qui me plaît. Cette proximité, nous en avons besoin aussi, je le vois notamment au moment des manifestations. Il y a le préfet bien sûr, mais si nous n'étions pas là, ce ne serait pas pareil...

Pouvez-vous nous livrer vos pemières impressions sur le département ?

Je connaissais... en surface. Finalement, je découvre un territoire beaucoup plus varié que ce qu'il y parait vu d'Orléans (Loiret). Et je remarque aussi toutes les solutions que trouvent les agriculteurs pour s'en sortir. On sent la ressource qu'il peut y avoir et c'est une force. C'est une source de motivation pour nous. Quand on voit des gens comme ça, on n'a qu'une envie, c'est les aider à porter leurs projets.

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