Viticulture : les projets et solutions du syndicalisme

par Doriane Mantez, mis à jour à 18:19
Réagir Réagir Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer Partager Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+ Partager sur LinkedIn
Viticulture : les projets et solutions du syndicalisme

Vendredi 7 décembre, Jérôme Despey, secrétaire général et président de la commission viticole à la FNSEA, et Samuel Masse, administrateur JA, se sont rendus dans la vallée du Cher pour présenter la vision politique du réseau sur le devenir de la filière viticole.

Les sujets d’actualité en viticulture ne manquent pas : utilisation des produits phytosanitaires, fiscalité, gestion des risques, main-d’œuvre détachée, plans d’investissements, restructuration du vignoble… Afin de répondre aux différentes problématiques et interrogations de chacun, la FDSEA et Jeunes agriculteurs de Loir-et-Cher ont invité Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA et président du conseil spécialisé vins de FranceAgriMer, et Samuel Masse, administrateur JA en charge des dossiers viticulture, Pac et international à une réunion d’échange vendredi 7 décembre à la salle des fêtes de Pouillé (Loir-et-Cher).

Régulièrement en déplacement dans les départements, Jérôme Despey a commencé par rappeler l’importance « d’être en proximité, sur le terrain, aux côtés des différents acteurs », conscient, comme il l’a souligné, « de la nécessité d’échanger et de partager sur les sujets d’actualité et les préoccupations liées au territoire ».

Parmi les nombreux sujets abordés au cours de cette rencontre, il a débuté par un thème au cœur des débats dans le monde agricole : l’agribashing. Depuis quelques années, l’agriculture est régulièrement accusée, montrée du doigt, stigmatisée, voire agressée dans l’espace public.

« Ces attaques ajoutent au mal-être des agriculteurs qui sont victimes d’un dénigrement systématique, tout particulièrement dans les médias », a-t-il expliqué avant d’annoncer : « On stigmatise sur le sujet de l’alcool et bien sûr les premiers responsables sont les vignerons. Il est grand temps de mettre de l’ordre dans cet agribashing qui mine la profession à tort ! ».

Le secrétaire général a expliqué la position du syndicat et ses attentes vis-à-vis de l’État : « La conquête des parts de marché, des prix via une contractualisation pour éviter la volatilité comme on peut avoir dans le secteur viticole, et avoir des éléments qui permettent d’intégrer les coûts de production. La transition environnementale pourra se faire si et seulement s’il y a un revenu décent et une création de la valeur. Nous avons fait des demandes précises et concrètes. Si les engagements de l’État ne sont pas tenus, nous le dirons ! Mais sans blocages et sans violence », a-t-il affirmé.

En s’appuyant sur les propos de Christiane Lambert « Plus vert, c’est plus cher », Jérôme Despey a souligné le rôle des pouvoirs publics dans cette transition : « On n’a pas besoin d’interdictions, mais d’aide pour trouver des alternatives, des solutions concrètes. On a besoin de plus de recherche et développement pour aller plus vite et répondre à la demande des consommateurs ».

Il a aussi rappelé l’importance de communiquer de « façon pédagogique » pour expliquer au grand public comment travaillent les agriculteurs et les efforts qu’ils fournissent pour « essayer de vivre dignement ».

Pour Samuel Masse, l’une des problématiques du moment est de vouloir « vendre du vert plus vert que vert ». « On se place tout seul en concurrence défavorable alors que c’est un marché commun. C’est aberrant ! ». Après avoir détaillé la nécessité de préserver l’OCM (Organisation commune de marché) spécifique, avec son budget (cadre de la nouvelle Pac), pour un meilleur accompagnement des viticulteurs, développer des parts de marché en France et à l’international, aider à la restructuration des vignobles, à la modernisation des structures, la promotion, etc., la réunion s’est terminée autour du sujet « primordial, mais délicat » de l’emploi en viticulture.

Avec plus de 10 000 déclarations de détachement, le Loir-et-Cher est le premier département de France avec plus de 90 % pour l’agriculture. Un triste record qui place les agriculteurs et notamment les viticulteurs utilisateurs de main-d’œuvre en ligne de mire des pouvoirs publics, qui affichent une volonté de lutter contre les entreprises étrangères qui ne respectent pas la réglementation. « Pour maintenir la compétitivité du secteur, notre syndicat continue de se battre pour conserver l’exonération du TO/DE ».

Envoyer Imprimer

COMMENTEZ CET ARTICLE

Accéder à la charte des commentaires
Signaler un commentaire abusif

Charte de comportement sur le site horizons-journal.fr

Les espaces de contribution du site Internet de Horizons Centre Ile de France (commentaires, témoignages, chats, …) sont des espaces d'échanges et de discussions, respectueux du pluralisme, à partir des sujets publiés sur le site de Horizons.

Quiconque peut y participer à condition d'avoir au préalable validé, au moyen d'une adresse de courriel valide ou de son profil facebook, son inscription sous son nom ou sous un pseudonyme.

La participation aux espaces de contribution de Horizons suppose l'acceptation et le respect par chacun de règles de conduites établies par Horizons Centre Ile de France et qui ne souffrent aucune contestation.

Les commentaires des internautes sont modérés, c'est-à-dire qu'un ou plusieurs modérateurs veillent au respect des règles ci-dessous. Le ou les modérateurs peuvent, sans discussion possible, supprimer tout ou partie d'un commentaire tombant sous le coup de la loi ou contraire à la présente charte.

Horizons Centre Ile de France se réserve le droit d'exclure des espaces de contribution, temporairement ou définitivement, celles et ceux qui violeraient ces règles de façon répétée ou systématique.

La modération s'effectue a posteriori. Tout commentaire posté sur horizons-journal.fr est immédiatement mis en ligne. Il est validé ou non par le ou les modérateurs dans les heures qui suivent.

Les internautes participants au site de Horizons sont invités à signaler d'éventuels dérapages au moyen du lien ad hoc présent dans les pages.

 

Rappel de la loi

Les propos tombant sous le coup de la loi sont proscrits sur le site :

Le racisme ou l'antisémitisme, l'incitation à la haine ou à la discrimination raciale ou religieuse, la xénophobie (tout propos formulant une critique générale contre l'ensemble d'une population, d'un pays, d'une nation ou d'une communauté).

L'appel à la violence

L’apologie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, le révisionnisme ou le négationnisme

Les propos pouvant heurter la sensibilité des mineurs, la pédophilie, la pornographie

La diffamation ou l'injure, les propos mettant en cause l'honneur ou la réputation d'une personne physique ou morale, publique ou privée

L’apologie du suicide

Les informations relatives à la vie privée.

L'utilisation d'oeuvres protégées par des droits d'auteur


Les règles de conduite

Sont exclus les propos contraires aux principes suivants :

Le respect des participants. Pas d'insultes ou d'invectives envers autrui ou les participants aux espaces de contribution. On débat sur le terrain des idées, des faits et des arguments. L'agressivité est bannie.

La correction. Pas de propos injurieux, obscènes ou offensants, pas de propos grossiers, pas d'attaques ou d'allusions concernant le physique d'une personne publique ou privée, qu'elle soit président de la République ou simple voisin.

Le respect de la grammaire et de l'orthographe. Le respect de ses interlocuteurs passe par le respect de la langue française, garant de la bonne expression et de la compréhension des idées.

Le respect de la vie privée. Pas de publication non sollicitée d'adresses e-mail, de numéros de téléphone et adresses postales.

La mesure. Le harcèlement par la répétition de messages identiques ou très voisins et la répétition de liens hypertextes identiques vers d'autres sites entraînera la suppression systématique des contributions et le bannissement définitif des contributeurs.

Est également proscrit le détournement des espaces de contributions pour faire de la propagande ou du prosélytisme, à des fins professionnelles ou commerciales, et à des fins politiques, religieuses ou sectaires.










Le lien vers l'article sera automatiquement ajouté dans votre email



Sondage express

Aucun sondage

> Tous les sondages