Aller au contenu principal

Portrait
Au Poney-Club des 5 Arpents, apprendre à connaître l’animal

Installée à Cléry-Saint-André (Loiret) depuis 2006, Anne-Sophie Riguet a développé le Poney-Club des 5 Arpents autour d’une idée simple : l’équitation ne se résume pas au temps passé en selle. Avec 200 licenciés et 36 poneys, la structure mise sur la découverte, le soin et la relation avec l’animal.

Mardi 9 juin, à Cléry-Saint-André (Loiret). Anne-Sophie Riguet a développé le Poney-Club des 5 Arpents autour de la découverte, du soin et de la relation avec l’animal, bien au-delà du seul temps passé en selle.
Mardi 9 juin, à Cléry-Saint-André (Loiret). Anne-Sophie Riguet a développé le Poney-Club des 5 Arpents autour de la découverte, du soin et de la relation avec l’animal, bien au-delà du seul temps passé en selle.
© F.J. - Horizons

Anne-Sophie Riguet découvre l’équitation à 10 ans, lors d’une promenade à poney pendant les vacances. De retour chez elle, elle insiste auprès de ses parents pour poursuivre. Inscrite dans un centre équestre, elle y entre débutante et en ressort avec son galop 7. Après un passage en faculté d’économie, elle suit une licence de management du sport, option Métiers des centres équestres.

À 24 ans, elle ouvre sa propre structure sur un terrain encore vide à Cléry-Saint-André (Loiret). « C’était un champ, j’ai tout fait », résume-t-elle. Le site s’est développé progressivement, au fil des achats de parcelles et des investissements. Une carrière, des bâtiments, puis un manège, construit en 2015, ont accompagné la croissance du club, qui fêtera ses 20 ans en septembre.

Une séance qui commence au pré

Le Poney-Club des 5 Arpents accueille principalement des enfants et de jeunes adultes. Sur ses 200 licenciés, la majorité a entre 3 et 25 ans, même si la structure reçoit aussi des personnes en situation de handicap, dont certains ont près de 70 ans. La compétition n’est pas au centre du projet. Anne-Sophie Riguet préfère parler de découverte et de loisir. Les séances durent entre une heure et demie et une heure quarante-cinq, afin d’intégrer tout ce qui entoure la pratique. Les enfants vont chercher leur poney au pré, le brossent, le préparent, apprennent à curer ses pieds et le raccompagnent après le cours. « Mon objectif est de leur apprendre le poney dans sa globalité », explique-t-elle. Monter reste une partie de l’activité, mais pas une fin en soi. « La relation construite avec l’animal doit permettre à l’enfant de mieux comprendre son comportement, ses besoins et ses limites. »

Des formules de demi-pension permettent aussi à certains cavaliers de s’occuper plus régulièrement du même poney. Les plus jeunes peuvent découvrir la structure dès 18 mois, lors de séances ponctuelles organisées avec leurs parents. En musique et autour d’un thème, ils réalisent des jeux d’équilibre ou de manipulation. À cet âge, il ne s’agit pas encore d’apprendre à monter, mais de se familiariser avec l’animal et de partager un moment en famille.

Le bien-être comme fil conducteur

La structure compte 36 poneys, dont six retraités. Anne-Sophie Riguet défend une approche où l’animal est considéré comme « un être à part entière », et non comme un simple support d’apprentissage. Le club est engagé dans le label EquuRES, consacré au bien-être animal et à l’environnement. Il détient également une certification de bien-être au travail. C'est d'ailleurs le seul centre équestre de Centre-Val de Loire à avoir obtenu cette dernière reconnaissance. Les audits portent notamment sur l’organisation des plannings, les conditions de travail, l’ambiance dans l’équipe et le respect des salariés.

Défendre les établissements équestres

Depuis deux ans, Anne-Sophie Riguet siège également au comité directeur du Groupement hippique national (GHN). Le GHN accompagne les établissements équestres face aux évolutions réglementaires et administratives, tout en portant leurs intérêts au niveau national. Pour la dirigeante, cet engagement permet de sortir du quotidien de la structure et de prendre du recul sur les enjeux de la filière. « Les réglementations vont parfois plus vite que nous et ce n’est pas notre métier. Le GHN nous aide à comprendre ce qui est important et à défendre nos droits », souligne-t-elle. Une autre manière, pour elle, de servir un secteur auquel elle consacre désormais toute sa vie professionnelle.

Voir également Amendez vos sols avec du fumier ou du compost équin

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

La rentrée du lycée agricole du Chesnoy est marquée par de nouveaux projets pour adapter les formations et faire découvrir les métiers.

Le Chesnoy fait sa rentrée entre nouveautés et découverte des métiers
À Amilly (Loiret), la rentrée du lycée agricole Le Chesnoy est marquée par l’arrivée d’un enjambeur autonome et par de nouvelles…
Mercredi 9 septembre, à Orléans. La ministre Monique Barbut a commencé sa visite sur les quais de Loire, où le faible niveau du fleuve témoigne de la sécheresse qui frappe le territoire.
Stockage de l’eau : la FNSEA répond à la ministre de la Transition écologique en visite à Orléans 📹
En déplacement à Orléans mercredi 9 septembre, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a défendu le…
Abonnez-vous à Horizons
Vous abonner à Horizons, c'est profiter de multiples avantages.
Une session Chambre marquée par de nombreux enjeux
Réunis en session lundi 14 septembre à Paris, les membres de la chambre d'Agriculture Île-de-France ont brossé un panorama…
Morgane Tellai, une cheffe qui veut transmettre
Installée dans les Yvelines, Morgane Tellai développe son activité de cheffe à domicile en parallèle de son foodtruck de…
Sébastien Dromigny : De la terre aux longues distances 📹
Agriculteur, maire et engagé pour l’agriculture francilienne, Sébastien Dromigny mène aussi une vie d’athlète, entre course à…
Publicité