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L'UNPT agit face aux surstocks de pommes de terre

Les stocks de pommes de terre s'accumulent, les plantations reprennent, et le marché ne pourra pas absorber les excédents d'ici juillet. Face à cette réalité, l'UNPT ne reste pas les bras croisés : trois solutions concrètes sont sur la table et sont à mobiliser sans attendre.

Des solutions s'offrent aux producteurs ayant des surstocks de pommes de terre.
Des solutions s'offrent aux producteurs ayant des surstocks de pommes de terre.

Les producteurs de pommes de terre font face à une pression inédite. Les niveaux de surstock sont importants, et laisser ces volumes sans solution, c'est prendre un double risque : économique, avec une dévalorisation subie, et sanitaire, avec des destructions non maîtrisées en bout de champ qui pourraient favoriser la dissémination du mildiou au moment même où les nouvelles cultures s'installent.

L'Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) a anticipé cette crise et structure sa réponse autour de trois leviers opérationnels. Il appartient maintenant à chaque producteur de s'en emparer.

Le don alimentaire

Faire don de ses excédents via Solaal, c'est choisir une sortie de crise responsable, qui valorise le travail du producteur plutôt que de le jeter. Le dispositif est simple, gratuit et immédiatement mobilisable. Les lots doivent répondre aux normes de qualité à la commercialisation du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT).

Et l'avantage fiscal est réel : une réduction d'impôt de 60 % de la valeur du coût de revient, dans la limite de 20 000 euros ou 0,5 % du chiffre d'affaires, couvrant aussi les coûts logistiques et de conditionnement.

Les producteurs sont invités à prendre contact à dons@solaal.org ou directement sur solaal.org.

L'alimentation animale

Début mars, l'UNPT, en partenariat avec la Fédération nationale bovine (FNB) et la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), a lancé une plateforme nationale de mise en relation gratuite entre producteurs de pommes de terre et éleveurs bovins : opbovins.unpt.fr.

C'est de la solidarité agricole concrète, encadrée et sécurisée juridiquement. Un contrat-type validé par les trois organisations fixe les règles : prix convenu avant enlèvement (indexé sur la cotation Belgapom, soit 10 euros/tonne HT au 17 mars, ou librement négocié), cadre sanitaire strict, transport à la charge de l'éleveur. Aucune ambiguïté, aucun risque de dérive.

Les producteurs sont invités à s’inscrire sur opbovins.unpt.fr.

La destruction au champ

Pour les volumes qui ne trouveraient aucune autre issue, l'UNPT travaille avec Arvalis et les interprofessions CNIPT et GIPT (Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre) à l'élaboration d'un protocole sanitaire de destruction ou de valorisation en amendement. Des discussions sont également en cours avec le ministère de l'Agriculture pour encadrer ces destructions à l'échelle des territoires, sans coût pour les producteurs.

Des éléments opérationnels seront communiqués dans les prochaines semaines.

Le mot d'ordre : organiser, ne pas subir

Ces trois dispositifs existent. Ils sont opérationnels. Ce qui fera la différence, c'est leur appropriation massive sur le terrain. L'UNPT et le réseau FNSEA sont mobilisés pour trouver des solutions aux difficultés rencontrées.

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