Le nématode du pin détecté sur un insecte dans le Loiret
Un insecte porteur du nématode du pin a été détecté dans la forêt d’Orléans. Aucun arbre contaminé n’a été identifié à ce stade, mais la surveillance est renforcée.
Un insecte porteur du nématode du pin a été détecté dans la forêt d’Orléans. Aucun arbre contaminé n’a été identifié à ce stade, mais la surveillance est renforcée.
La surveillance sanitaire se renforce dans la forêt d’Orléans. Un insecte du genre Monochamus, capturé dans un piège installé sur la commune des Bordes, a été testé positif au nématode du pin. Le résultat a été confirmé le 9 juillet par le laboratoire national de référence.
Cette détection ne signifie pas, à ce stade, qu’un foyer est présent dans le Loiret. Aucun arbre contaminé n’a été identifié. Les services de l’État parlent donc d’une interception du parasite sur son insecte vecteur. Des investigations seront menées pendant l’été afin de déterminer la situation sanitaire du massif forestier.
Un parasite capable de tuer les pins
Le nématode du pin, Bursaphelenchus xylophilus, est un ver microscopique qui attaque les conifères. En Europe, il menace surtout le pin maritime, le pin sylvestre et le pin noir. Il est transporté d’un arbre à l’autre par des insectes appartenant au genre Monochamus, aussi appelés capricornes des pins. Une fois introduit dans l’arbre, le parasite se développe dans les tissus conducteurs et perturbe la circulation de la sève. Il peut provoquer le flétrissement puis la mort du pin en quelques semaines. En raison de sa capacité de propagation et des dégâts qu’il peut entraîner, il est classé comme organisme de quarantaine prioritaire par l’Union européenne. Sa détection impose des mesures de surveillance et de lutte.
De nouveaux pièges seront installés autour du lieu où l’insecte contaminé a été capturé. Les spécimens collectés seront analysés afin de rechercher la présence du nématode. Les services de l’État lanceront également une campagne de prospection des pins présentant des signes de dépérissement. Des copeaux de bois seront prélevés sur les arbres suspects avant d’être envoyés en laboratoire. Ces analyses devront permettre de vérifier si le parasite a atteint des pins de la forêt d’Orléans.