Pierre Cuypers, co-rapporteur de la loi d'urgence agricole : « Nous n'avons pas cédé »
Sénateur Les Républicains et co-rapporteur de la loi d'urgence agricole pour la protection et la souveraineté agricoles au Sénat, Pierre Cuypers prend la parole à la suite de son adoption par le Parlement.
Sénateur Les Républicains et co-rapporteur de la loi d'urgence agricole pour la protection et la souveraineté agricoles au Sénat, Pierre Cuypers prend la parole à la suite de son adoption par le Parlement.
« Voilà plus de trois ans que notre agriculture se trouve confrontée à des difficultés économiques et climatiques de plus en plus terrifiantes, sans recevoir de réponse des gouvernements successifs, seulement des promesses non tenues…
Dans le même temps, les agriculteurs sont trop souvent, pour certains, devenus les boucs émissaires de leurs difficultés. Il est inadmissible que l’agriculture soit tant caricaturée et que, à travers elle, tous les agriculteurs se battant sur le terrain pour produire, nourrir, protéger les territoires et transmettre soient ainsi mis en cause.
De même, je regrette que tous les idéologues, s’improvisant tour à tour médecins, scientifiques, ingénieurs agronomes ou climatologues, n’apportent aucun soutien, seulement des critiques… Démolir sans reconstruire… Laissons tous les pétitionnaires et les donneurs de leçons à leur obsession de la décroissance et redisons avec force aux agriculteurs que nous connaissons le travail titanesque qu’ils réalisent quotidiennement pour le bien des Français.
Malgré le fait d’avoir subi un déferlement de mensonges d’une certaine presse, les attaques ad hominem d’associations militantes et les contre-vérités de parlementaires au sujet de positions défendues démocratiquement au Sénat, en tant que co-rapporteur de la Loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, avec l’appui de nos groupes, nous n’avons pas cédé.
Nous avons tenu bon et présenté au Parlement un texte complet, efficace et attendu, répondant pour une part importante aux préoccupations des agriculteurs, à savoir lutter contre la concurrence déloyale, autoriser, de façon très encadrée, l’utilisation de substances employées par tous nos pays voisins, lever les contraintes pesant sur la production agricole (végétale et animale), donner les moyens de travailler, de bien nourrir les Français, d’exporter et d’éviter d’importer des produits ne respectant pas nos standards, faciliter l’accès à l’eau et à son stockage, simplifier l’ensemble des procédures, supprimer les surtranspositions, etc.
Voilà quelques-unes des bonnes raisons qui m’engagent avec la FNSEA et l’ensemble des filières à refuser cette vision idéologique défendue par la gauche, celle d’une agriculture du siècle dernier, s’excusant de produire et devant dire merci quand on lui met deux boulets aux pieds face à la concurrence internationale tuant à petit feu ce qu'il reste de paysans en France. »
Voir aussi Loi d'urgence : demain dans ma ferme, ça change quoi ?