Bas-carbone
Réduire ses émissions avec l’Agenda 41 Agri 2030
Sur l’exploitation d’Alban Baccon à Maves (Loir-et-Cher), le conseil départemental, représenté par son président Philippe Gouet, et la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, représentée par son vice-président, Arnaud Bessé, ont échangé sur l’Agenda 41 Agri 2030, mercredi 30 septembre.
Sur l’exploitation d’Alban Baccon à Maves (Loir-et-Cher), le conseil départemental, représenté par son président Philippe Gouet, et la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, représentée par son vice-président, Arnaud Bessé, ont échangé sur l’Agenda 41 Agri 2030, mercredi 30 septembre.
Initié sous l’ancienne mandature de la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, en partenariat avec le conseil départemental, l’Agenda 41 Agri 2030 est un véritable succès et se poursuit sous la nouvelle mandature de la chambre d’Agriculture. Mercredi 30 septembre à Maves, Philippe Gouet, président du conseil départemental, et Arnaud Bessé, vice-président de la chambre d’Agriculture, étaient réunis sur l’exploitation d’Alban Baccon pour échanger sur les actions mises en place depuis décembre 2023. « Nous avons fait un point sur l’Agenda 41 Agri 2030 et nous venons ici pour dresser un état des lieux de la réduction des gaz à effet de serre au sein de l’agriculture départementale », a insisté Philippe Gouet.
Soutien financier du conseil départemental
L’exploitation n’avait effectivement pas été choisie par hasard. Alban Baccon a réalisé, avec la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, un diagnostic carbone permettant de calculer son bilan et d’identifier des pistes pour améliorer son empreinte carbone. « Nous réalisons déjà de nombreux bilans carbone, en élevage laitier notamment, et une quinzaine par an en grandes cultures, qui était un secteur en peine de ce côté », a reconnu Christophe Beaujouan, conseiller énergie-climat à la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher. Depuis le partenariat avec le conseil départemental dans le cadre de l’Agenda, le Département a financé à hauteur de plus de 80 % plusieurs bilans carbone réalisés par la Chambre en grandes cultures, permettant de mettre le pied à l’étrier à de nombreux agriculteurs, dont Alban Baccon fin 2025. « C’est un coût et c’est vrai que la prise en charge par le Département m’a tout de suite motivé à me lancer », assure-t-il.
C’était tout l’objectif du dispositif : lancer la dynamique. « Cela a permis d’amorcer les bilans carbone », a estimé Philippe Gouet. Ces prises en charge représentent près de 20 000 euros financés directement par le conseil départemental.
Le dispositif pourrait être reconduit, avec toujours des prises en charge, cette fois-ci à hauteur de 60 %, malgré les contraintes budgétaires du conseil départemental.
Anticiper l’agriculture de demain
Cette journée avait donc pour ambition de mettre en avant l’agriculture de demain, comme l’a rappelé Arnaud Bessé : « Le partenariat avec le Département perdure. On doit se projeter et ces actions mises en place permettent de le faire. Il ne faut pas oublier que l’agriculture est l’un des piliers économiques du Loir-et-Cher ».
À la suite des différentes prises de parole, Alban Baccon a présenté son exploitation, d’une SAU de 290 hectares. L’agriculteur s’est installé initialement sur l’exploitation d’un voisin en 2017, avant de reprendre la ferme familiale en 2018 et de lancer, en 2023, un atelier de production de semences de fleurs. Mais pourquoi réaliser un bilan carbone ? « J’avais envie d’améliorer la fertilité de mes sols et de préserver leur potentiel agronomique, donc je me suis dit que le Label bas-carbone me permettrait d’avoir des propositions techniques pour y arriver », assure l’exploitant. Il ajoute : « Je voulais incorporer des couverts végétaux et améliorer mes pratiques sans tout chambouler car, sur le papier, c’est bien, mais ce n’est pas toujours évident, surtout avec une année comme celle que l’on a connue ».
Un bilan sur plus de trois jours
Le diagnostic est une prestation de trois jours et demi comprenant l’établissement d’un bilan carbone initial sur les trois dernières campagnes (2023, 2024 et 2025), suivi d’un plan d’action et d’un accompagnement. « On réalise un vrai plan d’action pour l’agriculteur avec des changements de techniques culturales », assure Christophe Beaujouan. Le plan d’action prévoit notamment une réduction de plus de 45 % des émissions nettes de gaz à effet de serre, surtout favorisée ici par un stockage accru de carbone dans les sols, grâce notamment aux couverts végétaux.
Après la visite de l’exploitation menée par Alban Baccon, Philippe Gouet, président du conseil départemental, a tenu à réaffirmer son engagement auprès du monde agricole. Il a également indiqué que chaque agriculteur ou collectif souhaitant réaliser une étude de faisabilité pour une retenue collinaire pourrait être soutenu financièrement par le conseil départemental, toujours dans le cadre de l’Agenda 41 Agri 2030.