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SSV utilitaire : un engin plein d’atouts pour les exploitations agricoles

De plus en plus plébiscité par les agriculteurs pour sa facilité d’utilisation et ses capacités de franchissement supérieures à celles des pick-up 4x4, le SSV s'installe progressivement dans le paysage agricole.

Contrairement au quad, le SSV (Side-by-side vehicle) propose des places assises côte à côte. Il permet d'embarquer deux à trois personnes sur la banquette avant, et jusqu’à six voyageurs pour les modèles à double cabine. Les modèles les plus basiques sont pourvus de série d'une structure de protection tubulaire contre le retournement (Rops), de ceintures de sécurité, ainsi que de filets latéraux de retenue. Ces équipements dispensent le conducteur du port du casque. Les machines les mieux équipées bénéficient d’un toit et d’un pare-brise, voire d’une cabine intégrale, procurant davantage de confort.

ABS obligatoire au-dessus de 60 km/h

Les SSV à vocation agricole sont généralement homologués en tant que tracteurs agricoles, mais ils se divisent en deux catégories. L'homologation T1a autorise une vitesse maximale de 40 km/h. L'homologation T1b permet de circuler à plus de 40 km/h en solo. Les vitesses maximales varient alors selon l'équipement de sécurité. Les SSV autorisés à dépasser 60 km/h doivent obligatoirement intégrer un système de freinage avec ABS (antiblocage des roues). Certains modèles peuvent alors atteindre, en toute légalité, plus de 100 km/h. À noter que, avec une homologation agricole du véhicule, la vitesse est systématiquement bridée à 40 km/h lorsque le SSV tracte une remorque, conformément à l'article R413-12-1 du Code de la route.

Un large choix de motorisations essence

Si le diesel reste la référence pour le travail intensif, la motorisation essence occupe encore une place importante, souvent associée au plaisir de conduite ou à des besoins spécifiques. Les moteurs essence se distinguent par une plus grande vivacité, conférant au SSV un aspect plus ludique. Ils constituent un choix privilégié pour un usage mixte, où le loisir compte autant que l'aspect utilitaire. Certains constructeurs, comme Can-Am, se démarquent en proposant des modèles essence à très hautes performances, capables d’atteindre des vitesses élevées, parfois plus de 100 km/h en homologation T1b. Cependant, la consommation de carburant de ces motorisations est sensiblement plus élevée que celle des versions diesel, en particulier lors de fortes sollicitations à l'accélération.

Des versions diesel plus économiques

John Deere, Kioti, Kubota ou encore Polaris proposent des SSV fonctionnant au diesel. Ces véhicules, dont la puissance maximale reste inférieure à 25 chevaux, échappent aux normes antipollution contraignantes. Ils peuvent ainsi se dispenser de dispositifs de post-traitement complexes, améliorant leur fiabilité mécanique tout en maintenant des tarifs compétitifs face aux versions essence. Par ailleurs, le moteur diesel délivre un couple plus élevé à bas régime vis-à-vis du groupe motopropulseur essence, un atout déterminant pour la traction de charges lourdes (jusqu'à 1 500 kg hors route) ou pour s'extraire de terrains boueux ou humides. Côté financier, les moteurs diesels, souvent fournis par des motoristes reconnus comme Yanmar, Polaris ou Kubota (de 850 à 1 150 cm³), affichent une consommation de carburant modérée, oscillant entre 3 et 4 l/h.

Les SSV électriques circulent en silence

Les SSV à propulsion électrique commencent à se démocratiser chez les constructeurs. Ils sont appréciés pour leur silence de fonctionnement, un atout dans un véhicule où l'habitacle est souvent ouvert ou peu protégé. La conduite est aussi plus souple. Ces modèles électriques présentent toutefois des contraintes liées au stockage de l’énergie. L’autonomie d’utilisation annoncée oscille généralement entre 65 et 100 km, mais elle reste variable selon plusieurs paramètres : température extérieure, style de conduite ou encore charge transportée. Si les terrains accidentés sollicitent davantage les batteries, les SSV électriques bénéficient de la récupération d’énergie lors des phases de descente. Ces véhicules logent des batteries lithium-ion qui se caractérisent par leur densité énergétique et leur durée de vie (en nombre de cycles) plus élevées. Néanmoins, leur diffusion reste freinée par un coût d’acquisition encore élevé par rapport aux versions thermiques, malgré des capacités de charge comparables et adaptées aux usages professionnels.

Jusqu’à 650 kg de charge utile pour la caisse arrière

Les SSV séduisent par leurs capacités de franchissement supérieures à celles des 4x4 pick-up et des utilitaires de type fourgonnettes. En revanche, ils affichent généralement une plus faible charge utile (entre 600 et 800 kg). Leur benne arrière emporte de 227 kg sur les modèles compacts à 650 kg sur les versions professionnelles à caisse longue. Attention, la capacité utile de chargement ne prend pas en compte le poids des accessoires optionnels, comme les ridelles, le treuil, les coffres de rangement ou encore les différents supports porte-outils. Un SSV doté d'une simple structure de protection (arceaux) reste plus léger et présente une meilleure charge utile qu'un modèle équipé d'une cabine vitrée et climatisée. L'installation d'un toit, d'un pare-brise et de portes, par exemple, réduit la capacité d'environ 100 kg.

Des capacités de traction élevées

En complément du chargement direct, le SSV affiche une capacité de traction souvent 20 à 50 % supérieure à son propre poids à vide. Sur la route, l'homologation permet de tracter entre 560 et 1 100 kg selon les modèles. Hors route, en utilisant la transmission en gamme courte, certains modèles peuvent tirer jusqu'à 1 500 kg de charge, ce qui est bien supérieur aux quads qui plafonnent généralement entre 500 et 800 kg.

Cet article fait partie du dossier Manutention : télescos, quads, SSV...

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