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Cinéma
"Vingt dieux" sacré aux César

Après avoir remporté un prix au Festival de Cannes, "Vingt dieux" a reçu deux César : celui du premier film et celui de la meilleure révélation féminine pour Maïwène Barthelemy. Dans ce film, la réalisatrice Louise Courvoisier offre une plongée dans les coulisses de l'agriculture du Jura, racontant une histoire de camaraderie, de résilience et d'amour de la terre.

Avec son regard sur la jeunesse agricole, Vingt dieux, de Louise Courvoisier, a marqué les esprits et s'est imposé lors des César 2025. Récompensé vendredi 28 février du prix du meilleur premier film — notamment face au très populaire Un p'tit truc en plus d'Artus — et de celui de la révélation féminine, ce drame confirme le talent de sa réalisatrice et de son jeune casting. Ce dernier est composé majoritairement d'acteurs non professionnels issus de la région du Jura, où le film a été tourné. 

Le meilleur comté

Sorti en décembre dernier, Vingt dieux raconte l’histoire de Totone et sa bande de copains, véritables piliers de bar de la région. Après le décès brutal de son père fromager, Totone se retrouve, à l’âge de 18 ans, soudainement responsable de sa petite sœur de 7 ans et doit trouver un moyen de gagner sa vie. Il se met alors en tête de fabriquer le meilleur comté de la région, celui avec lequel il remporterait la médaille d’or d'un concours agricole et 30 000 euros.

Vendredi soir, ce n'était pas une première pour Vingt dieux, qui a déjà été récompensé au dernier Festival de Cannes du Prix de la jeunesse, mais aussi du Prix Jean-Vigo, entre autres. Aux César, le film concourait également dans deux autres catégories : meilleur scénario et meilleure musique originale.

Des acteurs authentiques

La jeune femme qui a reçu le César de la révélation féminine s’appelle Maïwène Barthelemy. Âgée de 22 ans, elle est étudiante en BTS Productions animales à Vesoul, en Haute-Saône. Elle tient le rôle de Marie-Lise, une jeune agricultrice qui tombe sous le charme du personnage principal, interprété par Clément Faveau. Avant d'être découvert par la réalisatrice, ce dernier suivait des études dans un lycée agricole et travaillait dans un élevage de poulets. Le choix de travailler avec des locaux, de plus issus du milieu agricole, plutôt qu'avec des acteurs professionnels a sans doute permis d'insuffler sa dimension réaliste au film. 

La jeune réalisatrice, Louise Courvoisier, elle-même fille d'agriculteurs, a ainsi su pour son premier film remporter l’adhésion du public en captant l'énergie de la jeunesse et les défis liés à la transition vers l'âge adulte dans un milieu agricole. Des talents prometteurs…

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