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Interview de Franck Guichard, nouveau président de la MSA Île-de-France

Exploitant agricole et PDG d'une entreprise du paysage dans le nord-Seine-et-Marne, Franck Guichard est le nouveau président de la MSA Île-de-France. Il répond à nos questions.

Vous avez été élu président de la MSA Île-de-France le 25 juin dernier. Pouvez-vous nous parler de vous et de votre élection ?

Franck Guichard : Âgé de 50 ans, je suis marié et père de trois enfants. Formé à l’École agricole de Sainte-Maure, dans l’Aude, j’ai poursuivi mon cursus dans le paysage à Paris en intégrant l’École Du Breuil, puis l’École Genech et enfin l’Esig en action commerciale. Je suis actuellement associé de la SCEA Saint-Germain et PDG d’une entreprise du paysage en Seine-et-Marne (Saint-Germain Paysage, à Bussy-Saint-Martin). Je suis engagé dans la vie mutualiste de la MSA depuis dix ans, au début en tant que président de l’échelon local de Meaux, puis en tant qu’administrateur lors de la mandature précédente. Agriculteur et PDG, je suis au contact des réalités de terrain, des enjeux humains, économiques et sociaux que rencontrent les professionnels de nos filières. Mon investissement professionnel, enraciné dans le monde agricole et du paysage a forgé mon engagement pour devenir président de la caisse de la MSA Île-de-France. C’est donc avec une grande fierté que je prends la tête du conseil d’administration de la caisse.

Quelle est votre vision de la MSA Île-de-France ?

Ces cinq années comme membre du conseil d’administration m’ont permis de découvrir et d’apprécier la MSA et l’étendue de ses missions. La MSA, sécurité sociale du monde agricole, protège ses assurés salariés, exploitants et employeurs de main-d’œuvre à tous les âges de leur vie : santé, famille, logement, retraite… Elle agit aussi dans les entreprises (santé au travail, prévention des risques professionnels…) et sur les territoires. Ce qui me frappe encore c’est la méconnaissance de la MSA et d’entendre toujours le même discours : « la MSA n’est qu’un percepteur de cotisations ». Je crois qu’entretenir ce message négatif est un vrai frein à l’engagement. Il faut à présent passer à un autre langage et voir ensemble comment on peut améliorer la qualité de service attendue principalement par les employeurs et les exploitants. Je suis bien conscient des difficultés de terrain, et je suis convaincu que c’est en tenant un discours franc et direct qu’on peut réfléchir et avancer, ne pas sans cesse regarder en arrière.

L’autre élément qui me semble important de mettre en avant, c’est que la MSA doit pouvoir être identifiée sur le terrain comme un acteur contribuant au développement des territoires ruraux. Que ce soit pour participer à la création d’une crèche ou subventionner des projets pour nos jeunes ou nos aînés, c’est son rôle sanitaire et social qu’elle met en œuvre, avec des financements votés par le conseil d’administration. Ce travail de terrain avec les élus locaux est pour moi une réponse visible d’une MSA au service des populations rurales.

Enfin, nous sortons de notre assemblée générale et je pense bien sûr à nos délégués cantonaux fraîchement élus. Le rôle de la MSA va être de leur donner envie d’agir à ses côtés. Il nous faut réinventer et adapter l’engagement mutualiste à la vie d’aujourd’hui.

Quels sont pour vous les enjeux et projets de la mandature 2025-2030 ?

Mieux faire connaître le rôle de la MSA me semble indispensable. Développer un vrai dialogue franc et direct est pour moi un élément facilitateur dans les échanges avec les adhérents, notamment avec les employeurs et les exploitants agricoles. Mobiliser les élus de terrain, en lien étroit avec les cantons et les équipes locales de la MSA, est important afin de répondre à certains besoins des territoires ruraux. Je serai particulièrement vigilant, au cours de cette nouvelle mandature 2025-2030, à ce que les délégués jouent leur rôle de relais de la MSA pour venir en aide à ceux qui en auraient besoin.

Enfin, mon rôle de président sera aussi de représenter la MSA Île-de-France et de faire travailler ensemble la nouvelle équipe d’administrateurs afin que les décisions nécessaires puissent être votées, dans l’écoute et le respect des différences. Je n’oublie pas non plus le contexte dans lequel s’inscrit la MSA avec l’arrivée d’une nouvelle Convention d’objectifs et de gestion (Cog) imposée par l’État. Celle-ci sera déterminante pour nos futures actions. Plus que jamais, la MSA doit rester une solution pour accompagner le monde agricole dans ses enjeux et ses défis.

Voir aussi MSA Île-de-France : une future Cog déterminante

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