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Biocarburants
Accord européen sur les changements indirects d’affectation des sols

Le Conseil de l’énergie européen a adopté, le 13 juin, un compromis sur la prise en compte du changement indirect d’affectation des sols dans les critères de durabilité des biocarburants.

© JC Gutner

La part de 7% des biocarburants de première génération, issus de cultures alimentaires, constituent pour la France et sept autres pays «le niveau d’objectif acceptable minimum pour assurer un niveau approprié de stabilité», notamment au regard des investissements déjà effectués par la filière. Sans ce seuil minimum, les huit pays cesseront de soutenir le projet. La filière française du bioéthanol salue «un signal encourageant» mais note «des incohérences qui limitent la réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports», évoquant les «artifices comptables» tel que le comptage multiple des énergies renouvelables «comme l’électricité ou les biocarburants issus de déchets et résidus, difficile à évaluer ». Elle soutient «la mesure votée par le Parlement européen, en septembre dernier, instituant un objectif de 7,5% d’énergie renouvelable dans l’essence » et souligne également que «les études récentes » remettent en cause «les conclusions d’études antérieures qui attribuaient à tort aux biocarburants des effets négatifs importants sur les marchés alimentaires et sur l’environnement». Même point de vue pour la Confédération européenne de la production de maïs qui considère que les conditions ne sont pas encore réunies « pour assurer le développement de la filière bioéthanol de première génération » et rappelle l’importance de celle-ci «en termes économiques, de création d’emplois et de réduction d’émission de gaz à effet de serre».

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