Aller au contenu principal

AgroParisTech face aux défis du vivant du XXIe siècle, un tournant après 200 ans

AgroParisTech a organisé une conférence de presse pour présenter la feuille de route de l’école visant à répondre aux défis du vivant au XXIe siècle, avec une modification de son offre de formation.

À l’occasion d'une conférence de presse le 25 juin sur le campus de Palaiseau (Essonne), Laurent Buisson, directeur général ­d’AgroParisTech, a présenté la feuille de route de l’école pour répondre aux défis du vivant au XXIe siècle. Pour faire face aux enjeux de souveraineté alimentaire, de transition agroécologique, de changement climatique ou encore de transformation des systèmes de production, l'établissement annonce adapter ses formations.

Si AgroParisTech existe en tant que tel depuis 2007, son histoire remonte à 1824, avec l'École royale forestière, ou à l'Institut national agronomique Paris-Grignon à Thiverval-Grignon (Yvelines), fondé en 1971. Après plus de deux cents ans d’histoire, AgroParisTech accueille aujourd’hui plus de 3 000 étudiants par an, pilote 24 laboratoires de recherche et a accompagné 100 start-up ayant levé collectivement plus de 500 millions d'euros depuis 2020. « Notre ambition est de renforcer notre position d'établissement de référence pour les secteurs agricoles, agroalimentaires, forestiers et de l’environnement en étant le vivier naturel des futurs ingénieurs, cadres et dirigeants pour les principaux acteurs français, privés comme publics », témoigne Laurent Buisson.

Refonte du cursus d'ingénieur

« Nous avons connu une période de diversification des recrutements avec des étudiants issus de licence universitaire, de classe préparatoire — y compris mathématiques et physique —, d'IUT, mais aussi de BTS agricole », détaille le directeur général d'AgroParisTech. « Cette diversification des recrutements nous oblige à adapter nos formations », poursuit-il. Avec l'objectif de « former des professionnels capables d’appréhender la complexité » comme l'affirme Laurent Buisson, l'école va donc poursuivre la refonte de son cursus ingénieur pour la rentrée de septembre 2027.

Par ailleurs, une hausse des effectifs de 30 % est prévue par la loi. « La croissance des effectifs ne sera pas accompagnée par une augmentation des moyens via la subvention au service public, a déclaré le directeur général. Nos emplois du temps vont au-delà du raisonnable, ce qui a un impact sur les étudiants, leur capacité d’attention, leur bien-être général. On est largement au-dessus des standards de la CTI » (Commission des titres d'ingénieur). Le nombre de créneaux d'enseignement par jour devrait donc passer de quatre à trois.

À noter que cette décision s'inscrit également dans la volonté d'améliorer la vie étudiante de l'établissement. « La capacité à étudier, à s’engager et à mener des projets dans un environnement serein constitue également un facteur essentiel de réussite », souligne Siham Lachgar, responsable de la vie étudiante à AgroParisTech, avec la volonté que les questions de santé, de sécurité ou de conditions de vie ne constituent jamais un frein à la réussite.

La nouvelle formation doit également permettre davantage de souplesse dans la construction des trajectoires personnelles, dès la première année. La nouvelle maquette assurera un départ obligatoire de six mois à l’international.

Un bachelor Agro

AgroParisTech a également présenté son nouveau bachelor Agro Entreprendre, accompagner et manager en agriculture, ouvert dès la rentrée de septembre 2026 en partenariat avec le Campus Terre et avenir Alençon-Sées (Orne). « Ce nouveau bachelor Agro est né d’un constat : entre le BTS agricole et le diplôme d'ingénieur, il n'existait pas, jusqu'ici, de voie courte et professionnalisante orientée vers le management, l’accompagnement et l'entrepreneuriat en agriculture, au plus près des territoires », explique Laurent Buisson.

Le bachelor Agro sera l'une des voies d'entrée en filière ingénieur. Il vise également à faire face aux tensions de recrutement tout en formant des profils opérationnels au plus près des territoires. Parmi les débouchés possibles : conseiller technique dans les chambres d'Agriculture, par exemple. « Il est utile d'avoir une année de plus pour faire face à la complexité accrue des dernières années », estime le directeur général ­d'AgroParisTech. L'école affiche l'ambition de former des professionnels capables d’accompagner les transitions agricoles et alimentaires, dotés d’une vision globale des enjeux économiques, environnementaux et sociaux, ainsi que de préparer de futurs responsables aptes à conseiller, manager et entreprendre, tout en étant fortement ancrés dans les territoires.

D'autres mentions du bachelor Agro devraient être ouvertes ces prochaines années.


Recherche

AgroParisTech a également mis en avant son implication pour la recherche avec 24 labos et 250 publications annuelles orientés vers les transitions agroécologiques, l’alimentation et la conception d’aliments pour la santé et l’environnement, la gestion durable des ressources naturelles et la préservation de la biodiversité. L’école développe également de nombreux formats de médiation scientifique destinés à rendre la recherche plus accessible et à favoriser le dialogue avec différents publics : podcasts, bandes dessinées, escape games, journées portes ouvertes, expériences en réalité virtuelle, etc.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

La FNSEA 45 lance un SOS paille et fourrage
Décidée lors du bureau de la FNSEA 45 vendredi 26 juin, l'opération SOS paille et fourrage a été lancée le jour même…
S'abonner
Pour profiter de l'intégralité du contenu de notre site Internet, recevoir votre journal papier dans votre boîte aux lettres…
Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons dispose d'une plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous…
Le bal des moissonneuses-batteuses est lancé en Loir-et-Cher
Les moissonneuses-batteuses sont entrées dans les champs depuis la semaine dernière en Loir-et-Cher. Avec des récoltes lancées…
Fin juin, au silo de Gas (Eure-et-Loir). Les remorques vident leurs grains la nuit.
Canicule : les silos font nocturne en Eure-et-Loir
Pour suivre les recommandations préfectorales d'éviter de moissonner aux heures les plus chaudes, les silos ont adapté leurs…
Les moissons en Loir-et-Cher ont démarré vers la troisième semaine de juin, comme c'est le cas pour Julien Perron qui entamé ses orges samedi 20 juin.
Les moissons ont démarré avec quelques semaines d’avance en Loir-et-Cher
Les céréaliers loir-et-chériens ont sorti les moissonneuses-batteuses dès la troisième semaine de juin. Retour sur ces moissons…
Publicité