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Du désherbage chimique au mécanique : des outils à disposition

Le 24 juin, le réseau Dephy viti 41 a organisé une démonstration de matériels de travail du sol et de gestion de l’enherbement.

C’est par un temps ensoleillé que les viticulteurs ont profité d’une après-midi sur le désherbage, le 24 juin à Pontlevoy (Loir-et-Cher), sur une parcelle de Benoît Charrier.

Dans le cadre d’Innov’action, le groupe Dephy viti 41 y organisait une démonstration de matériel de travail du sol et de gestion de l’enherbement.

« Dans le groupe Dephy viti 41, les vignerons sont volontaires pour travailler sur des pistes personnelles dans le but de réduire l’utilisation des produits phyto. Certains ont déjà remplacé l’insecticide par la confusion sexuelle, par exemple. », explique Alice Durand, ingénieure du réseau Dephy viti 41 et animatrice du Groupement départemental de développement viticole (GDDV).

Elle poursuit : « Cette journée est organisée pour répondre aux questions de ceux qui aimeraient passer au travail du sol car la réglementation devient de plus en plus contraignante. En parallèle, il y a aussi l’objectif de trouver des systèmes plus économes ».

Pour se lancer dans le désherbage mécanique, Alice Durand conseille d’abord de débuter sur une petite surface pour avoir le temps d’observer et d’optimiser la technique avant de l’étendre à l’ensemble de l’exploitation : l’homme comme la vigne doivent s’adapter à ce nouveau système.

Différents outils sont disponibles pour le désherbage mécanique. Ce 24 juin, sept ont été présentés aux vignerons présents.

Il y a d’abord eu les hydrolames escamotables avec palpeurs Actisol (environ cinq mille euros la paire) dont le travail s’effectue entre 5 et 10 cm de profondeur pour une vitesse d’avancement de un à 3 km/h.

Par la suite, le robot autonome Oz de Naïo (25 000 €) a pris place dans les rangs de vigne pour un binage superficiel de 4 cm de large sur sols déjà travaillés.

D’abord créé pour les maraîchers, cet outil, adapté à la viticulture, a été commercialisé en 2015 : il possède quatre roues motrices, deux batteries, pèse 110 kg pour éviter le tassement, utilise la technologie de guidage via le repérage laser… Avec une autonomie de travail de quatre heures et une vitesse d’avancement de 1,3 km/h, il peut travailler 1 ha/jour.

Ce robot peut également être utilisé comme assistant à la récolte en suivant une personne et pour le palissage. La société conçoit actuellement un enjambeur électrique avec un guidage automatique dont la sortie est prévue pour 2017.

Plus connu, le mini-sillon d’Égretier (8 700 €) a pris place : avec une vitesse d’avancement de 3 à 6 km/h selon le sol, ce porte-inter-ceps fait pivoter son outil sur lui-même au moment d’éviter les plants, pour ne laisser qu’un mince sillon rectiligne (2 à 3 cm). Différents outils peuvent y être installés avec un changement rapide.

L’inter-ceps rotatif Pétalmatic+ de Boisselet (environ 4 500 €) a pris le relais. Il agit par enlèvement de la terre et permet un désherbage mécanique superficiel sans déplacement de terre à une vitesse de 3 km/h.

Quant au disque crénelé de Braun (de 1 500 à 2 700 €), inclinable et orientable dans tous les sens selon le travail souhaité, il peut pulvériser la terre grâce à sa forme bombée. Avec une vitesse d’avancement de 5 à 8 km/h, il effectue un travail de 5 à 7 cm de profondeur.

Avant que le viticulteur Olivier Bellanger ne présente son disque bineur Écocep (8 500 € la paire) pour un travail superficiel, les participants ont découvert le travail à 3-4cm de profondeur de la bineuse inter-ceps à doigts de Kress (2 700 €).

« Le principe du désherbage mécanique est de créer une bande de terre meuble et propre sous le rang facile à entretenir par la suite, sans blesser les ceps. Il est souhaitable d’alterner au cours de la saison les différentes catégories d’outils pour travailler sous le rang : charrues, décavaillonneuses, lames et outils rotatifs », souligne Alice Durand.

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