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Grosse mobilisation à Nogent-le-Rotrou

Les membres de Jeunes agriculteurs du canton d’Authon-du-Perche en colère se sont mobilisés en nombre mardi soir à Nogent-le-Rotrou et ont déversé plusieurs tonnes de fumier devant la sous-préfecture.

Le 28 octobre, à Nogent-le-Rotrou. Près de deux cents agriculteurs issus des rangs de JA et de la FDSEA d’Eure-et-Loir se sont rassemblés devant la sous-préfecture et ont déversé plusieurs tonnes de fumier pour signifier leur colère.
Le 28 octobre, à Nogent-le-Rotrou. Près de deux cents agriculteurs issus des rangs de JA et de la FDSEA d’Eure-et-Loir se sont rassemblés devant la sous-préfecture et ont déversé plusieurs tonnes de fumier pour signifier leur colère.

Ils avaient été les premiers à s’engager dès le 14 octobre dans la série d’actions coup de poing menée par les sections cantonales de Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir avant la grande mobilisation nationale du 5 novembre. Mardi soir, le 28 octobre, devant la sous-préfecture de Nogent-le-Rotrou, la section cantonale d’Authon-du-Perche, renforcée par un certain nombre d’agriculteurs de la FDSEA, a donc remis ça : « Nous voulons montrer notre détermination et notre colère », a pointé son président Fabien Navet, « d’autant que parmis nous, certains n’auront bientôt plus rien à perdre... »

Pas loin de deux cents agriculteurs et une vingtaine de tracteurs avec leurs remorques se sont donc rassemblés place du 11 août. Ensuite, méthodiquement, une à une, les remorques de fumier ont été déversées devant le bâtiment officiel, une  potence et des banderoles revendicatives plantées sur les tas encore fumants : « Pas de paysage sans paysans ; agriculteurs asphyxiés ; quel avenir pour les jeunes ? » pouvait-on lire, ou encore cette question un brin ironique posée devant la sous-préfecture : « fumière aux normes ? »

À l’issue de cette action menée dans le calme, Pierre Manent, membre de la section syndicale percheronne, a pris la parole : « Cette manifestation est l’expression de la colère de tous. Pour résumer, je dirais : laissez-nous produire ! Les agriculteurs sont asphyxiés dans leurs exploitations avec l’épée de Damoclès des contrôles au-dessus de leurs têtes. Sur ce point, nous réclamons une année blanche. Et s’il n’y a pas de réaction face à cette colère, je préviens : ce n’est qu’un début ! »
Le secrétaire général de la FDSEA d’Eure-et-Loir, Bertrand Petit, a appelé tout le monde à se mobiliser de nouveau dans quelques jours : « Je suis fier de vous et je veux que vous veniez vous exprimer de la même façon le 4 novembre à Chartres, car le nombre fait la force. Ce qui se passe en ce moment est anormal », a-t-il pointé. « On nous en demande toujours plus, mais nous ne pouvons pas rajouter de charges sans revenus en face », a conclu le président de Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir, Théophile Pelé, plutôt fier de la mobilisation de ses cantons.
Cela fait maintenant quelques semaines que ça dure. Dans tous les cantons JA du département, les nuits sont courtes, en ce moment, pour les petits groupes d’activistes qui installent des banderoles, mettent le feu à des palettes ou posent des pendus sur les routes d’Eure-et-Loir.
La semaine dernière, le canton de Voves a mené une action coup de poing en installant une banderole à Allones sur un pont de la RN 154, ainsi qu’un pendu à Voves. Le canton de Courville a également installé deux pendus et posé des banderoles à Courville. Le jeudi 23 octobre au soir, les JA du canton de Cloyes posaient également banderoles et brasier le long de la RN 10 à Cloyes et, le lendemain matin à 6h, c’était au tour des JA de Bonneval sur la même RN 10. Mercredi 29 octobre, les JA de Chartres ont rejoint le mouvement avec une action similaire au carrefour des Propylées.

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