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Interview
« Horticulture : une année qui démarre sur les chapeaux de roues »

Un an après l'annonce du premier confinement en France, Jean-Marie Fortin, horticulteur dans le Loiret, fait le bilan sur la filière horticole, considérée comme une des plus touchées par la crise au printemps dernier.

Pouvez-vous décrire la situation de la filière horticole au printemps 2020 ?

Jean-Marie Fortin : Lors du premier confinement qui a duré du 17 mars au 10 mai 2020, la casse a été importante. Nous n’avons pas pu atteindre notre objectif de chiffre d’affaires. Cet arrêt brutal d’activité a représenté une perte sèche pour les entreprises horticoles. Tout ce qui n’a pas été vendu durant cette période est parti au recyclage.

Depuis, nous avons fait face grâce au Prêt garanti par l’État (PGE), que nous avons reçu rapidement. Reste maintenant à le rembourser car il s’agit de montants importants : entre 20 et 30 % du chiffre d’affaires annuel. Aujourd’hui, nous bénéficions d’un délai supplémentaire d’un an pour pouvoir le rembourser et nous avons la possibilité d’étaler ce remboursement sur cinq ans.

Qu'en est-il du versement du fonds de solidarité ?

Les entreprises horticoles n’ont pas pu bénéficier du fonds de solidarité car elles ne sont pas considérées comme des structures fermées administrativement. Nous sommes tenus d’entretenir nos exploitations, nos cultures et nos productions.

En revanche, nous avons pu bénéficier du chômage partiel.

Le deuxième confinement survenu au mois de novembre 2020 a eu moins d’impact que le premier sur nos entreprises puisqu’il s’agit d’une période de moindre activité pour nous. Il a tout de même alourdi les problématiques que nous avions cumulées au printemps.

Les producteurs de gibier, des agriculteurs qui travaillent beaucoup en événementiel, avec des marchés ou des salons, eux non plus n’ont pas pu toucher les 20 % du fonds de solidarité comme les autres secteurs d'activité.

Comment se porte votre activité en ce début de mois d'avril ?

Depuis le mois de janvier dernier, l’activité est bonne, voire très bonne en février et mars où nous avons fait des ventes exceptionnelles. Par rapport aux moyennes habituelles, notre mois de mars est de 30 à 40 % plus élevé en termes d’activité.

Cela s’explique par l’anticipation d’un troisième confinement par les consommateurs. Ils se précipitent pour acheter des plantes. Les jardineries poussent les ventes pour faire un maximum de chiffre d’affaires.

Aujourd’hui, notre activité commerciale est fort soutenue. D’expérience, nous savons que cette forte activité peut s’arrêter au 10 mai à cause de la météo.

En horticulture, nous ne pouvons avoir une vue globale de notre activité qu’au 30 juin. Je suis donc content de mon activité actuelle mais je suis également conscient qu’elle peut s’arrêter brutalement.

Retrouvez ici le site de La belle grange, l'entreprise de Jean-Marie Fortin

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