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Aviculture
La Cafo veut inciter de nouveaux éleveurs à s’installer

La Coopérative des fermiers de l’Orléanais (Cafo) a réuni une quarantaine de ses adhérents pour sa traditionnelle assemblée générale, présidée par Nicolas Léger, à la salle des fêtes de Binas (Loir-et-Cher), vendredi 23 mai.

Vendredi 23 mai, à Binas. Nicolas Léger a présidé sa première assemblée générale de la Cafo, en présence d'une quarantaine d'éleveurs de volailles.
Vendredi 23 mai, à Binas. Nicolas Léger a présidé sa première assemblée générale de la Cafo, en présence d'une quarantaine d'éleveurs de volailles.
© L.B. - Horizons

C’était une première pour Nicolas Léger, président de la Coopérative des fermiers de l’Orléanais (Cafo), vendredi 23 mai à la salle des fêtes de Binas (Loir-et-Cher). Pour sa première assemblée générale en tant que président, après avoir pris la relève des treize années de Blandine Terrier, l’éleveur de volailles de Saint-Léonard-en-Beauce (Loir-et-Cher) a tenu à « remercier l’ensemble des salariés de la Cafo ainsi que les éleveurs pour leur implication », tout en rappelant : « Tout seul, nous allons plus vite, mais tous ensemble, nous allons plus loin ».

Renouveler les générations

Cette assemblée générale était l’occasion pour la quarantaine d’éleveurs présents d’échanger sur l’avenir de la filière. Le président a été le premier à lancer les débats : « La filière, à commencer par notre coopérative, va devoir se mettre en ordre de marche pour trouver des éleveurs. Chacun de notre côté, nous devons faire la promotion de notre activité d’éleveur de volailles afin d’attirer des jeunes », a-t-il martelé.

La coopérative compte 93 éleveurs, dont 50 % seront à la retraite dans moins de dix ans. « La demande est bien présente, localement et régionalement. Nous devons y répondre tout en maintenant la pérennité de nos outils d’abattage », a expliqué Nicolas Léger. Actuellement, la Cafo travaille majoritairement avec l’abattoir de Ronsard en Eure-et-Loir (à 70 %) ainsi que Ménard en Loir-et-Cher (à 20 %).

Dynamique de baisse pour les pattes bleues

Concernant les commandes de 2025 pour les poulets de chair de 81 jours blancs, les trois premiers trimestres sont globalement stables par rapport à l’année 2024, avec seulement une baisse pour le quatrième trimestre. Pour les poulets de chair jaunes 81 jours, les deux premiers trimestres de 2025 ont été plus difficiles avec une baisse, tandis qu’une augmentation est à noter au troisième trimestre.

Concernant les poulets pattes bleues, la marque de fabrique de la Cafo, une dynamique de baisse est observée par rapport à 2023. « Sur les pattes bleues, il est primordial de trouver le bon public. Le marché représente 10 % des consommateurs de volailles, il est important de se démarquer et de bien se positionner, notamment dans les boucheries traditionnelles », a fait remarquer Jean-Yves Limier, animateur qualité au sein de la Cafo. « Les pattes bleues, ce sont les meilleurs poulets de France », a confirmé Nicolas Léger avec le sourire, un brin chauvin.

Quant aux performances techniques des éleveurs, elles se maintiennent à des équilibres au niveau des objectifs de la coopérative. Malgré des années difficiles liées à la grippe aviaire, Nicolas Léger l’assure : « Tout est levé et nous pouvons enfin sortir nos volailles ». Une raison de plus pour inciter des jeunes à se lancer dans l’aventure avicole.

Maintenir le revenu grâce à la coopération

Pour clôturer l’assemblée générale, une tombola a permis de remettre quelques lots aux participants. Puis le président de la Cafo a offert des paniers garnis à Blandine Terrier, qui a présidé la Cafo de 2011 à 2024, au nom de toute la coopérative.

Puis Nicolas Léger a ainsi conclu sa première assemblée générale de la Cafo en tant que président : « La coopération est une valeur vitale pour permettre de soutenir les revenus des exploitants. Il est nécessaire que la filière se donne les moyens de financer le renouvellement des générations ».

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