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Énergie
La transition énergétique privée de boussole

En ce mois de janvier, la France ne dispose toujours pas d’objectifs arrêtés pour sa Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ce retard, qui prolonge une longue période d’incertitude, a des conséquences sur le déploiement des projets énergétiques. Le gouvernement a donné rendez-vous en ce « début d’année ».

La PPE fixe des objectifs chiffrés, notamment pour les énergies renouvelables électriques, la réduction de la consommation d’énergies fossiles et l’évolution du mix de production.
La PPE fixe des objectifs chiffrés, notamment pour les énergies renouvelables électriques, la réduction de la consommation d’énergies fossiles et l’évolution du mix de production.
© Horizons / Illustration

À bout de souffle. C’est ainsi que les professionnels de l’énergie qualifient la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en cours. Celle-ci constitue l’outil de pilotage de la politique énergétique française. Elle fixe, par décret, les grandes orientations de production, de consommation et d’investissements sur un horizon de dix à quinze ans. À ce jour, la PPE juridiquement en vigueur reste celle couvrant la période 2019‑2028, adoptée en 2020. Elle fixe certains objectifs chiffrés, notamment pour les énergies renouvelables électriques, la réduction de la consommation d’énergies fossiles ou encore l’évolution du mix de production. Or, à moins de quatre ans de cette échéance, ces trajectoires apparaissent insuffisantes pour donner de la visibilité aux acteurs sur le moyen et le long terme. Pour les développeurs, les industriels et les financeurs, l’absence de PPE retarde les décisions d’investissement et pousse des acteurs à différer ou redimensionner leurs projets.

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