Aller au contenu principal

L’heure est à la cueillette des poires du Loiret

La récolte des poires bat son plein dans le Loiret. Commencée avec quinze jours d’avance, celle-ci est exceptionnellement précoce, mais s’annonce normale.

Installé depuis 1998 sur l’exploitation familiale, Jérôme Brou entame sa 22e récolte de poires loirétaines.
Installé depuis 1998 sur l’exploitation familiale, Jérôme Brou entame sa 22e récolte de poires loirétaines.
© Doriane Mantez

La récolte de poires a commencé depuis quelques jours dans le Loiret. Au Verger de Melleray, à Saint-Denis-en-Val, Jérôme Brou s’attend à une récolte « normale, en espérant que les prix soient corrects »

Démarrée avec une quinzaine de jours d’avance, la cueillette des poires ne semble pas avoir trop souffert de la canicule des derniers jours. « C’est de plus en plus fréquent de commencer la saison début août, constate t-il. La précocité n’est pas un avantage pour nous car ça prolonge la durée de conservation du fruit en frigo. Or, on sait qu’une poire réfrigérée perd environ 1 % de son poids par mois ».

La sécheresse n’a pas eu, à ce stade, d’impact direct sur le développement des fruits car 100 % du verger est irrigué. « Sans irrigation pas de poires », assure l’arboriculteur qui constate tout de même davantage de fruits brûlés, notamment sur les arbres. « C’est récurrent d’avoir des fruits brûlés après la cueillette, mais c’est la première fois que je vois des fruits brûlés directement sur les poiriers (2 à 3 par arbre). »

Lui qui cultive une quinzaine d’hectares de poires, mais aussi des pommes et des fraises, est sur la fin de la récolte des Williams et va attaquer d’ici la fin de semaine la variété Conférence, puis La Doyenné du Comice et enchaîner avec Angélys ou encore la nouvelle variété Sweet sensation. « C’est pour le moment pas trop mal, affirme l’arboriculteur. Je pense que l’on va faire un tonnage relativement similaire à celui de l’année passée, c’est-à-dire 45 tonnes en Williams, et au total sur l’exploitation 450-500 tonnes ». À noter que sur un lot normal de Williams, environ 20  % des poires sont « hors calibre », abîmées, piquées. Celles-ci sont envoyées chez un industriel pour être distillées et transformées en alcool de poire principalement.

À ce jour, l’une des inquiétudes de l’agriculteur concerne la recrudescence de ravageurs, notamment le psylle qui affaiblit les poiriers au printemps et déprécie les fruits. « Depuis 2-3 ans, on voit de plus en plus de larves de psylles sur les jeunes rameaux ou sur les feuilles », explique-t-il.

« D’habitude on laisse les auxiliaires faire le boulot de prédation, mais cette année, ils n’étaient pas là… Les coccinelles et chrysopes sont arrivées avec un bon mois de retard, laissant le temps aux psylles de s’installer  ». Jérôme Brou a eu beau essayer de mettre de l’argile et de la potasse, les ravageurs se sont multipliés très vite et ont causé des dégâts visibles qui vont engendrer le déclassement du fruit  : couleur grise, taches noires…

Une menace prise très au sérieux au sein du Coveta (Centre orléanais de vulgarisation et d'études des techniques arboricoles), dont il est le président  : «  Depuis une dizaine d’années on voit revenir des cochenilles, acariens, phytoptes, hoplocampes et anthonomes mais nous n’avons pas toujours de traitements autorisés pour lutter. Le groupe est là pour chercher et tester des solutions alternatives que ne nous donnent pas l’État, souligne t-il. Toutes nos actions ont pour objectif d'améliorer la performance de nos entreprises arboricoles et d'en assurer la pérennité  ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Annie Genevard, ministre de l'Agriculture s'est rendue en Loir-et-Cher, vendredi 10 avril pour écouter le monde agricole loir-et-chérien et apporter ses solutions en présence de Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher.
Annie Genevard en Loir-et-Cher pour écouter le monde agricole et apporter ses solutions
Annie Genevard était en Loir-et-Cher, vendredi 10 avril. Elle a rencontré les représentants de l’AOP Selles-sur-Cher au sein…
Le 10 avril, à Chartres. Jean-Paul Moktar (au c.) a présidé la 100e assemblée générale de la fédération départementale des Chasseurs d'Eure-et-Loir.
La Fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir fête ses 100 ans
La Fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir a célébré ses 100 ans lors de son assemblée générale annuelle le…
Jeudi 7 mai, à Vallières-les-Grandes. Sylvain Boiron, éleveur caprin, a expliqué les problématiques de la filière en Loir-et-Cher lors de la visite du préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet.
Le préfet de Loir-et-Cher à l’écoute de la filière caprine
Initiées au mois d’octobre dernier, les visites d’exploitation de Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, se sont poursuivies jeudi…
Vendredi 24 avril, à Chambord. Hubert-Louis Vuitton, président de la FDC 41, a présidé l'assemblée générale du centième anniversaire.
La Fédération de chasse de Loir-et-Cher fête son centenaire à Chambord
La Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41) a fêté ses 100 ans au sein du château de Chambord vendredi 24…
Vulaines-lès-Provins, vendredi 17 avril. Brice De Bisschop termine la visite de son exploitation par les serres, une diversification datant de 2022.
Valérie Pécresse en visite dans des exploitations agricoles seine-et-marnaises
La présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, a effectué trois visites dans des exploitations agricoles vendredi 17…
La récolte des asperges se fait entièrement à la main, avec l’appui d’une machine qui soulève la bâche et limite le port des caisses.

Les asperges de Jeanne lancent leur saison
À Traînou, la campagne 2026 des asperges a démarré dans des conditions jugées « normales ». Sur deux hectares, cette exploitation…
Publicité