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Pour l'agriculture bas-carbone aux Universités du soir de la Chambre d'Eure-et-Loir

La 52e édition des Universités du soir de la chambre d'Agriculture est consacrée, lundi 9 mars sur Teams, aux enjeux de l'agriculture bas-carbone.

Lundi 9 mars, à Chartres. Les Universités du soir consacrées à l'agriculture bas-carbone, présentées par Élodie Levacher (debout), a permis à la conseillère Emmanuelle Lherbette (au c.) de parler du diagnostic carbone ainsi qu’à Édouard Breton (à g.) et Étienne de Saint-Laumer (à d.) de témoigner de leurs pratiques.
Lundi 9 mars, à Chartres. Les Universités du soir consacrées à l'agriculture bas-carbone, présentées par Élodie Levacher (debout), a permis à la conseillère Emmanuelle Lherbette (au c.) de parler du diagnostic carbone ainsi qu’à Édouard Breton (à g.) et Étienne de Saint-Laumer (à d.) de témoigner de leurs pratiques.
© H.C. - Horizons

« Nous ne sommes qu'aux prémices de la valorisation des crédits carbone mais ça doit prendre de l'ampleur demain. Il faut que l'on arrive à les valoriser pour que l'on mette en place l'évolution de nos pratiques », souligne le président de la chambre d'Agriculture, Yohann Serreau, en concluant, lundi 9 mars sur Teams, la 52e édition des Universités du soir consacrée aux enjeux de l'agriculture bas-carbone.

Face à une montagne

« Nous avons voulu aborder ce sujet pour tenter de montrer comment faire face à cette montagne et qu'il y a des solutions pour commencer à la gravir », rassure Élodie Levacher en ouvrant la soirée qu'elle présente.

De fait, comme l'a expliqué au début Dominique Verneau en évoquant les conclusions du dernier rapport du Shift Project : « Le secteur agricole pèse pour à peu près 19 % des émissions de gaz à effet de serre en France, soit 74 millions de tonnes équivalent CO2. Or, l'objectif de la Stratégie nationale bas-carbone est de les réduire de 46 % à l'horizon 2050. Donc il faut bouger ».

Aussi, le Shift Project propose un scénario « pour voir ce qu'il faudrait changer pour atteindre ces objectifs et quels sont les effets annexes de ces changements ». Ce scénario de conciliation repose sur quatre leviers. Le premier est de faire évoluer les systèmes d'élevage, le second est de reconfigurer la fertilisation des sols, le troisième est de décarboner et produire de l'énergie, le quatrième est d'augmenter le stockage de carbone. « Et on s'assure que l'ensemble des cycles, ceux de l'eau, de l'azote, de la matière organique, soient bien rebouclés et que l'on n’a pas de faille dans le système », pose Dominique Verneau.

Voir aussi « Le carbone, un levier de résilience pour l'agriculture eurélienne »

À l'échelle de l'exploitation, tout commence donc par des mesures, c'est le diagnostic carbone. Ce qu'explique la conseillère en charge du dossier carbone à la Chambre, Emmanuelle Lherbette : « Il s'agit de calculer les quantités de gaz à effet de serre émises et le carbone stocké sur l'exploitation, par atelier. Ces méthodes sont labellisées Bas-carbone et permettent de garantir les calculs et offrent une certaine sécurité aux acheteurs de crédits carbone ».

Car cet état des lieux initial permet d'élaborer un scénario projet constitué de leviers destinés à réduire les émissions ou de stocker plus de carbone. La différence par comparaison est ce que l'on appelle les crédits carbone, valorisables sur le marché volontaire du carbone. « La Chambre accompagne dans la réalisation du diagnostic et dans la mise en place des leviers mais n'a pas de relation avec de potentiels acheteurs de crédits carbone », précise-t-elle.

À la suite de ces deux interventions, les Universités du soir donnent la parole à deux exploitants, l'éleveur ovin Étienne de Saint-Laumer, et Édouard Breton, installé en grandes cultures. Le premier témoigne qu'il entendait ce débat sur l'élevage qui émettrait beaucoup de CO2 et voulait voir où il en était. Or, selon les chiffres, ses pratiques compensaient les émissions de ses animaux. Le second était sensibilisé au problème et a fait un diagnostic pour voir comment s'améliorer.

« Commencer à agir »

Finalement, les deux ont pu dégager des crédits carbone. « Tout ce que l'on peut prendre est bon à prendre en ce moment », pointe l'éleveur qui souligne que l'on peut toujours s'améliorer et qu'une prairie temporaire constitue un stock énorme. Leurs progrès ont été possibles en adoptant des pratiques similaires : plus de couverts végétaux, meilleure efficience de l'azote via par exemple l'usage d'inhibiteur d'uréase, que conseille Édouard Breton, pour qui : « Il faut commencer à agir ».

Le replay des Universités du soir sur le thème Le bas-carbone, nouvelle source de revenu ? est disponible ici.

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