Aller au contenu principal

Coopératives
Sevépi : chiffre d'affaires en baisse, perspectives difficiles pour 2025

La coopérative Sevépi a fait le bilan de la campagne 2023-2024 lors de son assemblée générale, mardi 10 décembre, à Ménilles (Eure).

Mardi 10 décembre, à Ménilles (Eure). Aurélien Caurier (à g.) et Jérôme Charpentier (à d.) ont présenté le bilan de la campagne et les perspectives à venir pour Sevépi.
Mardi 10 décembre, à Ménilles (Eure). Aurélien Caurier (à g.) et Jérôme Charpentier (à d.) ont présenté le bilan de la campagne et les perspectives à venir pour Sevépi.
© C.A. - Horizons

Il aura fallu attendre la fin de la journée pour que Jérôme Charpentier, président de Sevépi, et Aurélien Caurier, son directeur général, annoncent les résultats de la coopérative, qui seront ensuite détaillés par Isabelle Pourché, la directrice administrative et financière. Chiffre d'affaires de 177,8 millions d'euros, résultat d'exploitation de 3,6 millions d'euros, résultat net de 2,2 millions d'euros. « C'est un très bon résultat », a souligné Isabelle Pourché. Par rapport à l'exercice précédent, le chiffre d'affaires est néanmoins en baisse de plus de 21 %. 60 % du résultat sera redistribué.

« Nous sommes revenus à des prix bas, dans un contexte inflationniste », a expliqué Aurélien Caurier. Au début de l'après-midi, le directeur général de la coopérative était revenu sur la campagne 2023-2024, qui a vu une collecte globale de 475 000 tonnes, un chiffre stable depuis trois ans, dont 18 000 tonnes en bio.

Il en sera tout autrement pour la campagne 2024-2025, ont d'emblée prévenu les dirigeants de la coopérative. « Ce sera une mauvaise année, avec une prévision de volumes autour de 370 000-385 000 tonnes », a souligné Aurélien Caurier. « La plus mauvaise collecte que nous ayons connue, un chiffre bien au-deçà de notre point d'équilibre », a déploré Thierry Jean, vice-président délégué.

Une nouvelle union de commercialisation

Il ne s'agit pas pour autant d'interrompre tout projet ou investissement. La création d'une union de commercialisation baptisée Sitera a ainsi été annoncée. Outre Sevépi, elle regroupera les coopératives de Creully (Calvados) et Garun-Paysanne (Côtes-d'Armor). L'idée est de créer des synergies entre les différentes structures non seulement en matière de commercialisation — pour le moment, Sevépi agit en prestation pour le compte de ces coopératives — mais aussi de communication ou de comptabilité. Le démarrage effectif de Sitera est prévu pour le 1er juillet 2025.

Autre projet, la construction d'une malterie artisanale bio à Bréval (Yvelines). « Beaucoup de microbrasseries franciliennes cherchent du malt artisanal, local et tracé. La malterie valorisera les orges bio des producteurs de Sevépi et le travail du grain fait sur Bréval », a expliqué Samuel Lefort, céréalier bio à Neauphlette (Yvelines).

À noter également, une réflexion est en cours sur le silo d'Hardricourt (Yvelines), vieillissant. « Que les adhérents se rassurent, on ne les laissera pas sans solution de proximité », a déclaré Jérôme Charpentier.

RSE et bas-carbone

Une partie de l'après-midi a été consacrée à la démarche RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) initiée par Sevépi, avec l'objectif de décrocher le label Coopératives So responsables. Un bilan carbone a été effectué par la coopérative, qui compte sept exploitations labellisées bas-carbone. Xavier Frémin, agriculteur adhérent, a expliqué les avantages qu'il a trouvés à s'engager dans une telle démarche.

Après le renouvellement de sept administrateurs et l'élection de deux administrateurs, les adhérents ont pu poursuivre les échanges lors d'un moment de convivialité.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

La FNSEA 45 lance un SOS paille et fourrage
Décidée lors du bureau de la FNSEA 45 vendredi 26 juin, l'opération SOS paille et fourrage a été lancée le jour même…
S'abonner
Pour profiter de l'intégralité du contenu de notre site Internet, recevoir votre journal papier dans votre boîte aux lettres…
Le bal des moissonneuses-batteuses est lancé en Loir-et-Cher
Les moissonneuses-batteuses sont entrées dans les champs depuis la semaine dernière en Loir-et-Cher. Avec des récoltes lancées…
Fin juin, au silo de Gas (Eure-et-Loir). Les remorques vident leurs grains la nuit.
Canicule : les silos font nocturne en Eure-et-Loir
Pour suivre les recommandations préfectorales d'éviter de moissonner aux heures les plus chaudes, les silos ont adapté leurs…
Les moissons en Loir-et-Cher ont démarré vers la troisième semaine de juin, comme c'est le cas pour Julien Perron qui entamé ses orges samedi 20 juin.
Les moissons ont démarré avec quelques semaines d’avance en Loir-et-Cher
Les céréaliers loir-et-chériens ont sorti les moissonneuses-batteuses dès la troisième semaine de juin. Retour sur ces moissons…
Lundi 22 juin, à Étampes (Essonne). Le lancement de la moisson 2026 est perturbé par une période de canicule.
Canicule : des restrictions mais pas d'interdiction de moisson en Île-de-France ouest
Malgré le risque d'incendies élevé, lié à la canicule et ses hautes températures, la moisson a pu commencer sans interdiction en…
Publicité