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Édito d'Olivier Barberot
« Si nous voulons un avenir, c'est à nous de nous prendre en main »

Cressiculteur à Méréville (Essonne), Olivier Barberot est président de l'Association de la cressiculture essonnienne qui remplace le Syndicat des cressiculteurs de l’Essonne. Il est également administrateur de la FDSEA Île-de-France.

« La filière du cresson en Essonne est en pleine mutation. Nous sommes 24 producteurs dans le département et nous avons eu trois installations hors cadre familial ces dernières années. Ce n'est pas anecdotique à notre échelle. Une dynamique s'est mise en route. Preuve en est, nous avons servi le restaurant de la Tour Eiffel pendant six mois l'année dernière. Les producteurs sont demandeurs dans l'évolution de leurs pratiques, puisque ce sont les mêmes procédés qu'il y a 50 ans. Nous sommes une filière marginale. Il y a une soixantaine d'opérateurs en France, peut-être même pas 100 hectares de culture, tandis que l'Essonne représente environ un tiers de la production nationale. Économiquement, aucune firme ou aucun organisme ne vont mettre des sous sur la table, ni en machinisme, ni en phytosanitaires.
Pourtant, il faut développer les connaissances sur la production du cresson puisque, pour le moment, nous n'avons que peu de recul sur les expérimentations. Si nous voulons un avenir, c'est à nous de nous prendre en main. L'Association de la cressiculture essonnienne a récemment opéré une restructuration. Jusqu'à présent, nous étions beaucoup aidés par la communauté d'agglomération de l'Étampois sud-Essonne et nous laissions des intermédiaires gérer nos dossiers de subventions. Au printemps dernier, nous avons fait le choix de prendre en main notre destin.
Nous nous sommes rapprochés d'un animateur indépendant, qui connaît bien la filière, rémunéré en prestation selon les aides qu'il pourra nous permettre d'obtenir. Cela devrait permettre d'avancer sur le dossier IGP (Indication géographique protégée, NDLR) qui traîne depuis plusieurs années. Ce beau projet est actuellement sur les rails. Nous n'avons plus qu'à déposer le dossier, puis attendre qu'il soit validé par l'Europe. Nous avons également déposé un dossier à la Driaaf (Direction régionale et interdépartementale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, NDLR) pour lancer un Groupement d'intérêt économique et environnemental (GIEE). L'idée est de lancer des expérimentations afin de faire évoluer nos pratiques pour gagner en productivité, tout en ayant des pratiques plus respectueuses de l'environnement. Nous sommes soutenus dans nos démarches par la préfecture à travers le FNADT (Fonds national d'aménagement et de développement du territoire, NDLR) qui permet de financer l'activité de l'association.
Nous souhaitons également élargir la consommation du cresson afin de lisser la production et la vente sur l'année. Le cresson a une connotation de légume d'hiver, qui se consomme en soupe. C'est pourtant excellent cuisiné de diverses façons, notamment en salade. Nous avons parfois des problèmes de production en hiver alors que les volumes sont très corrects au printemps et à l'automne. Nous sommes en capacité d'aller chercher davantage de consommateurs sur toutes les saisons et, ces dernières années, les volumes de vente progressent, notamment en été. Toutes ces évolutions permettent de créer du collectif. C'est important dans le cadre de la mutation de notre filière. »


Salon du goût de Méréville

Le Mérévillois (Essonne), qui fait partie des Sites remarquables du goût grâce à son cresson, organise sous la halle du XVIe siècle sa 9e édition de la Fête du goût les vendredi 19 septembre de 16 heures à 19 heures, samedi 20 septembre de 10 heures à 22 h 30 et dimanche 21 septembre de 10 heures à 18 heures. Les visiteurs y trouveront un marché de producteurs du réseau des Sites remarquables du goût, venus de toute la France. Une visite exclusive de cressonnières sera également proposée. Vous pourrez profiter de dégustations et de plusieurs offres de restauration sur place.

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