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Tourisme
Fort Balaguier, vigie de la rade de Toulon

Vigie à l’entrée de la rade de Toulon (Var), le fort Balaguier a traversé les siècles. S’il ne joue plus aucun rôle de protection de la plus grande rade militaire française, il est aujourd’hui ouvert au public.

À la sortie de la rade de Toulon, le fort Balaguier, ouvrage militaire défensif, se dresse face aux installations des producteurs d’huîtres et de moules de Tamaris, à La Seyne-sur-Mer dans le Var. Un mur d’enceinte ferme le site. De forme circulaire, le fort présente des dimensions impressionnantes : un diamètre de 19,50 m et des fortifications d’une épaisseur de 4 mètres.

Construit en 1636, le fort Balaguier, aussi appelé « petite tour », avait pour but de protéger la rade de Toulon, tout comme la tour Royale et le fort de l’Éguillette. Inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1975, le site a vu passer au fil de son histoire de nombreux personnages célèbres.

Les fonds marins en 3D

Transformé en musée naval au début des années 1970, il était alors axé sur l’histoire maritime locale, le bagne de Toulon et la vie des forçats. Aujourd’hui, il est davantage tourné vers les fonds sous-marins.

Propriété de la commune, il accueille le public pour une visite en trois étapes. La première propose, dans un des bâtiments du site, une plongée virtuelle dans les fonds marins de Nice à Marseille, avec notamment la visite sous-marine de l’épave de l’Arroyo, qui gît au large du Cap Sicié, grâce à des lunettes 3D.

Dans un second temps, on accède à la salle voûtée de la tour, aérée et éclairée par un oculus, où sont présentées des expositions temporaires. Cet été, l’exposition Vivre en pieuvre de Franck Bessières y était proposée.

En empruntant un escalier à vis, on accède à la terrasse, percée de huit embrasures destinées à positionner les canons. Aujourd’hui, elle offre une vue imprenable sur la Grande Bleue et la rade de Toulon. En sous-sol, une autre pièce servait autrefois au stockage de vivres.

Un jardin, dix espaces thématiques

Enfin, on accède au jardin. Créé en 2008, il compte dix espaces thématiques (sec, japonais, etc.). On y découvre également des sculptures d’André et Renée Andreïni, un couple d’artistes seynois qui réalise des œuvres à partir de matériaux de récupération soudés.

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