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L'adaptation au cœur des Rencontres agronomiques Axéréal

La Rencontre agronomique du groupe Axéréal organisée pour ses adhérents du Loiret et de l'Eure-et-Loir s'est déroulée mardi 16 juin à Outrouville (Eure-et-Loir), sous un soleil de plomb.

À son tour, le groupe Axéréal propose à ses adhérents du Loiret et de l'Eure-et-Loir de venir visiter sa plateforme d'essais mardi 16 juin à Outrouville (Eure-et-Loir), au cœur de la Beauce. Cette Rencontre agronomique est placée sous le signe de l'adaptation à un contexte agricole en pleine mutation.

Parcours en quatre pôles

Quatre pôles et huit ateliers structurent le parcours des agriculteurs au milieu des parcelles de Nathan Gibier, écrasées par le soleil. « Cette journée traditionnelle de visite permet de se projeter avec les essais et montrer ce que l'on voudrait développer chez nos adhérents, ce que l'on pousse un petit peu et qui pourrait répondre aux problématiques du moment dans les exploitations, souligne le premier vice-président d'Axéréal et président de la région Grand-Ouest, Vincent Michelet. Et l'agronomie revient au cœur, ça fait quelques années mais ça va prendre de l'importance. On revient à notre métier de base ».

Avec l'arrêt de nombreux produits phytosanitaires, particulièrement en désherbage, et même si d'autres sont annoncés, il faudra travailler en combinant les solutions : « Il faut arrêter de croire en une solution unique qui va régler tous nos problèmes. Ce sujet désherbage justifie le retour à l'agronomie et la problématique engrais pousse à la même chose, précise le président de la région eurélienne, Romain Gallas. Ces solutions agronomiques ne sont pas immédiates mais on doit continuer à les travailler ».

Ce qu'illustre par exemple l'atelier consacré à l'évaluation des conduites régénératives que présente le responsable santé des plantes d'Axéréal, Jérémy Isaac. Il fait la synthèse de trois ans d'essais dans le cadre du projet Axe nutrition : « Nous avons voulu montrer différents itinéraires destinés à augmenter le stockage du carbone et limiter les émissions de Gaz à effet de serre (GES). Par exemple, sur colza, avec une plante compagne, nous parvenons à baisser les GES de 57 % et à obtenir un gain de rendement de 1,4 quintal », souligne-t-il.

Évaluation de conduites

En céréales en revanche, on ne peut pas compter sur une plante compagne : « Nous travaillons plutôt sur les apports de matière organique qui maximisent la zone exploratoire des racines vers l'azote et le phosphore. Plus de rendement veut dire plus de stockage de carbone, assure Jérémy Isaac. Nous testons des biostimulants pour améliorer l'absorption de l'azote mais il faut optimiser le coût, déterminer quel facteur a fait le plus d'effet. Sans biostimulants, le rendement baisse mais ils alourdissent l'enveloppe. Nous faisons beaucoup de recherches là-dessus avec l'espoir d'avoir des produits plus performants. L'évolution des protocoles demande un pas de temps long. Nous n'obtenons pas toujours la réponse attendue, on s'adapte ». Mais la voie semble tracée…

« On voit bien que nous sommes dans un corner technique, un corner économique, un corner réglementaire et que dans un corner, on bouge, illustre Vincent Michelet. Alors on va faire des conneries, des choses qui ne servent à rien, mais dans ce que l'on fait on va trouver deux ou trois solutions. Le but est que ces solutions redescendent vers l'agriculteur. C'est ce que nous avons essayé de montrer dans plusieurs ateliers ».

Assumer son rôle

Comme les gouvernants d'Axéréal sont là, que la conjoncture est ce qu'elle est, Vincent Michelet précise que « globalement la coopérative est dans une période compliquée d'un point de vue financier parce que les exploitations sont dans des situations compliquées et que nous en sommes le reflet. Mais le point essentiel est que tous nos partenaires financiers nous suivent. La coopérative est refinancée sans aucun sujet de liquidité pour les années à venir. Nous savons que nous pourrons assumer notre rôle auprès des exploitations ».

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