Aller au contenu principal

Pac 2028-2034 : ce que défend la FNSEA Centre-Val de Loire

La réforme de la Pac pour la période 2028-2034 entre dans une phase décisive. La FNSEA Centre-Val de Loire a défini ses positions prenant en compte les spécificités de la région.

© J.L./Horizons - illustration

Jeudi 21 mai, les représentants des fédérations départementales de la FNSEA Centre-Val de Loire se sont réunis pour définir leurs positions sur les grands chantiers de la future Politique agricole commune (Pac). Celles-ci ont été présentées à la commission économie de la FNSEA le 10 juin, afin que les spécificités régionales soient portées auprès des instances européennes.

Définition de l'agriculteur actif : des critères concrets

Seuls les agriculteurs reconnus comme « actifs » auront accès aux nouvelles aides Pac, notamment le Dabis (future aide au revenu à la surface). La Commission européenne propose de réserver ces aides aux personnes dont l'agriculture est l'activité principale, avec une exclusion des retraités dès 2032. La FNSEA s'oppose à la notion d'activité principale, jugée discriminatoire envers les pluriactifs. Pour la région, l'accès aux aides doit rester lié à l'acte de production, non à un niveau de ressources.

Surfaces éligibles et agrivoltaïsme

La FNSEA préfère retenir la règle d'un seul demandeur par parcelle, plutôt que la notion de « contrôle effectif » proposée par Bruxelles.

Concernant l'agrivoltaïsme, la région propose de conditionner l'éligibilité aux aides Pac à un minimum de 90 % de production agricole sur la parcelle de référence.

Le Dabis : convergence, ciblage et dégressivité

La FNSEA CVL demande une convergence totale des aides sur tout le territoire national. Sur les majorations optionnelles, elle défend des positions précises : bonification jeunes agriculteurs à 25 e/ha sans dégressivité ; aide polyculture-élevage à 25 €/ha sous condition d'élevage ; 50 €/ha pour les zones intermédiaires et zones défavorisées simples, hors jachères. La région propose également de supprimer le critère « femmes » des cibles de majoration. Concernant la dégressivité, un seuil de 25 % à partir de 75 000 € de Dabis est accepté, avec un plafond de 100 000 € par actif, mais uniquement si des aides sont ciblées sur les zones intermédiaires.

Aides couplées : maintien et dénonciation des dérives

La FNSEA CVL refuse que les aides couplées soient conditionnées à la démonstration d'une fragilité économique. Elle demande le déplafonnement des aides animales, le rejet de toute conditionnalité environnementale de zone, une révision annuelle des aides en fonction des marchés, et la création d'une aide couplée dédiée aux filières émergentes sur leurs cinq premières années.

ICHN : consolider et réparer les zones perdues

La région accueille favorablement le renforcement du dispositif ICHN (Indemnité compensatoire de handicaps naturels), mais à deux conditions : aucune modification structurelle du système actuel, et utilisation des 2 % de SAU supplémentaires autorisés pour reclasser les zones ayant perdu leur éligibilité lors des révisions précédentes.

OCM viticole : obligatoire ou rien

La viticulture ligérienne (Sancerre, Touraine, Chinon, Vouvray…) est directement concernée par l'Organisation commune des marchés (OCM) viticole. Face au projet de la Commission de rendre ce dispositif facultatif sans enveloppe y étant consacrée, la FNSEA CVL soutient la position nationale : l'OCM viticole doit être obligatoire pour les États membres concernés, à condition que le Dabis reste facultatif pour les surfaces viticoles.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Le 23 juin, à Lutz (Eure-et-Loir). Jean-Baptiste Bourdeloup est parmi les premiers lauréats de la Bourse de recherche à la ferme. Avec son collègue Laurent Isambert, ils travaillent sur la biostimulation en pommes de terre.
Une bourse pour les essais de Jean-Baptiste Bourdeloup
Jean-Baptiste Bourdeloup et Laurent Isambert, producteurs de pommes de terre bio en Eure-et-Loir, font partie des six premiers…
Mercredi 10 juin à Prunay-en-Yvelines (Yvelines). Semae Centre et Agri Obtentions ont organisé une journée pour faire découvrir les progrès génétiques.
Une journée semences et innovation par Semae et Agri Obtentions
Semae Centre et Agri Obtentions ont organisé une journée dédiée au progrès génétique le 10 juin à Prunay-en-Yvelines…
[DOSSIER] Le Festival de la terre 2026 d'Île-de-France ouest à Attainville les 5 et 6 septembre
Cette année, le Festival de la terre aura lieu les 5 et 6 septembre à Attainville (Val-d'Oise).
SR 77 : communiquer pour développer l’activité
L’assemblée générale du service de remplacement a permis de dresser un bilan en léger retrait de l’activité 2025. Maladie et…
Le 21 juillet, à Bonneval (Eure-et-Loir). Le président de la Cabbep, Arnaud Mercier, et son directeur, Guillaume Rivet, encadrent la nouvelle responsable du suivi des filières, des audits et de la communication, Marie David.
De nouveaux axes stratégiques pour la Cabbep
La coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche (Cabbep) a remis au goût du jour sa feuille de route pour les années à venir :…
Les fêtes de l'agriculture
Retrouvez les lieux, les dates et les programmes des Festivals de la terre, Festi'campagne, Terre en fête et autres Fête de l…
Publicité