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Bovins : reprise des exportations

Les exportations de bovins, stoppé à cause de la DNC, ont pu reprendre depuis le 1er novembre.

© J.L./Horizons - illustration

Le 17 octobre, la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, avait pris des mesures pour stopper l’extension de la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC), après l’apparition de nouveaux cas dans l’Ain, en Occitanie et dans le Jura. Pendant quinze jours, tout rassemblement festif a été interdit, ainsi que les marchés de bovins en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie. La mesure la plus restrictive consistait en l’interdiction de toute sortie de bovins du territoire métropolitain afin d’éviter la propagation du virus à l’étranger.

Une reconduction des prix d’avant blocage

Depuis le 18 octobre, aucun nouveau cas n’a été détecté. La ministre a donc décidé d’anticiper la reprise des exportations, initialement prévue plus tard, un véritable soulagement pour les éleveurs. La Fédération nationale bovine (FNB), association spécialisée de la FNSEA, suit de près l’évolution de la maladie. Son président, Patrick Benezit, également vice-président de la FNSEA, salue cette décision : « Cette réouverture anticipée de l’export est une victoire pour les éleveurs bovins. Elle doit maintenant se traduire par une reconduction des prix d’avant blocage. Dans le même temps, nous appelons la ministre à aller au bout du processus en obtenant rapidement des accords bilatéraux qui permettront aux éleveurs des zones réglementées de retrouver la pleine fluidité des échanges ».


« La partie élevage doit fonctionner correctement »

Nicolas Tripot Fouteau, responsable de la commission bovin viande à la FNSEA 45

Nicolas Tripot Fouteau, responsable de la commission bovin viande à la FNSEA 45, s’inquiète de la pression sanitaire : « Depuis quelques années, la pression sanitaire s’accentue : MHE, FCO-3 et 8, et maintenant la DNC. Les éleveurs doivent rester sur leurs gardes. Les vaccinations nous ont permis de passer les premières vagues, mais la seule solution reste d’être très attentifs à ses animaux. À la FNSEA du Loiret, nous sommes vigilants au suivi de ces maladies. Pour la plupart, nous sommes polyculteurs, et dans des moments où la partie grandes cultures est peu voire pas rémunératrice, la partie élevage doit fonctionner correctement ».

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