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Le GDS 41 revient sur l’actualité sanitaire en assemblée générale

Le Groupement de défense sanitaire de Loir-et-Cher (GDS 41) a tenu son assemblée générale jeudi 9 avril à Blois, devant une quarantaine de personnes.

Réunis jeudi 9 avril dans leurs locaux à Blois, les adhérents du Groupement de défense sanitaire de Loir-et-Cher (GDS 41) ont dressé un état des lieux contrasté de la situation sanitaire et économique de l’élevage. Une quarantaine de personnes a assisté à cette assemblée générale présidée par Frédéric Jaffré.

Le conseil d’administration du GDS enregistre une progression de 5,5 % en 2025 par rapport à l’année précédente, tout en restant en deçà du niveau de 2023. Dans un contexte marqué par une érosion des effectifs d’éleveurs, notamment bovins et porcins, le groupement doit composer avec une baisse continue de son assiette de cotisations.

Adhésions en baisse

Cette diminution structurelle, liée au manque d’installations dans ces filières, s’accompagne d’une hausse des coûts des produits et des analyses. Un effet ciseaux qui complique l’équilibre du résultat d’exploitation. Malgré cela, l’exercice 2025 se clôture sur un résultat positif, après une année 2024 déficitaire. « La trésorerie est confortable et nous permet de voir loin devant nous », a toutefois assuré le directeur du GDS 41, Serge Nouzières. Dans le détail, les cotisations reposent à 85 % sur les élevages bovins (374 adhérents), suivis des filières caprine (7 %, 61 adhérents), ovine (3 %, 152 adhérents), apicole (3 %, 570 adhérents) et porcine (2 %, 37 adhérents). Une hausse limitée à 2 % des cotisations a été décidée cette année, afin de compenser la baisse des effectifs sans répercuter pleinement l’inflation.

La vaccination comme mot d’ordre

Sur le plan sanitaire, le taux d’animaux indemnes d’IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine) atteint 98 % dans le département, contre 96,4 % au niveau national. Un objectif de 99,8 % est fixé d’ici au 1er janvier 2027. Les analyses, en partie financées par les cotisations et le soutien du conseil départemental, contribuent à maintenir ce niveau sanitaire. Un point sur la Fièvre catarrhale ovine (FCO) et la Maladie hémorragique épizootique (MHE) a été fait avec pour mot d’ordre la vaccination. « On peut être pour ou contre, mais le vaccin permet de protéger son cheptel », a rappelé David Jumert, vétérinaire à Savigny-sur-Braye.

Retour sur le cas de la DNC

Serge Nouzières a insisté sur la nécessité de distinguer les stratégies selon les maladies. Contrairement à la FCO et à la MHE, la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie exotique. « Le schéma n’est pas le même. L’éradication est une des solutions les plus rapides pour éviter la propagation », a-t-il expliqué, reconnaissant les incompréhensions que ces mesures peuvent susciter. Depuis le début de l’année, aucun nouveau foyer n’a été recensé en France et « la situation s’est stabilisée ». Une vaccination préventive est prévue en 2026 dans les zones touchées. Il a également tenu à relativiser sur les événements de fin d’année dernière largement relayés dans les médias : « Il y a eu moins d’abattages liés à la DNC qu’à la tuberculose ».

Des menaces sanitaires aux portes du territoire

L’assemblée a également permis de faire un point sur les risques émergents. La peste des petits ruminants, maladie virale très contagieuse affectant particulièrement les chèvres, a déjà été détectée en Europe, notamment en Hongrie, en Croatie et en Albanie. Elle se manifeste par des symptômes sévères tels que larmoiements, diarrhées, pneumonies ou lésions des muqueuses, avec des formes aiguës souvent fatales.

Autre sujet d’inquiétude : la peste porcine africaine, désormais située à une soixantaine de kilomètres de la frontière française, côté italien. « Donc quasiment en France », a souligné le directeur, évoquant le rôle des sangliers dans la propagation du virus, notamment via des déchets alimentaires.

En conclusion, Frédéric Jaffré a appelé à une mobilisation collective : « Face aux défis sanitaires, techniques et économiques qui s’intensifient, une conviction s’impose : l’avenir de nos filières d’élevage repose sur l’anticipation et la solidarité ».

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