Aller au contenu principal

La DNC fait le plein

La chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir a organisé une réunion d'information sur la Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) à destination des éleveurs, lundi 15 décembre à Miermaigne. Nombre d'entre eux ont fait le déplacement.

Lundi 15 décembre, à Miermaigne. La majorité des éleveurs euréliens est venue s'informer sur la stratégie de lutte contre la DNC.
Lundi 15 décembre, à Miermaigne. La majorité des éleveurs euréliens est venue s'informer sur la stratégie de lutte contre la DNC.
© H.C. - Horizons

La salle C de la chambre d'Agriculture de Miermaigne (Eure-et-Loir) n'a jamais été aussi remplie que ce lundi 15 décembre. Ce soir-là, la Chambre eurélienne, aux côtés du GDS (Groupement de défense sanitaire), des vétérinaires, des services de l'État et sous l'égide du préfet, Hervé Jonathan, organise à l'intention des éleveurs, une réunion consacrée au sujet qui agite toute la société en ce moment : la dermatose nodulaire contagieuse bovine ou DNC.

Premier cas en juin

Parce que certains s'inquiètent, que beaucoup s'interrogent, que « des âneries se propagent sur les réseaux sociaux », selon le président de la Chambre, Yohann Serreau, il s'agit de donner à chacun les informations les plus récentes sur cette épizootie. La réunion permet aussi de répondre à toutes les questions des éleveurs.

Apparue sur l'Hexagone fin juin par la Savoie, la DNC touche aujourd'hui une dizaine de départements de l'Est et du Sud de la France — mais plus la Savoie depuis août… À date, 113 foyers ont été enregistrés et 3 400 bovins abattus.

En s'appuyant sur les connaissances scientifiques et l'expérience acquise, il s'agit d'expliquer le bien-fondé de la stratégie de lutte contre la DNC mise en œuvre par les pouvoirs publics pour l'éradiquer rapidement. Celle-ci s'appuie sur trois piliers dont un qui fait débat et cristallise la colère de certains, l'abattage systématique des animaux d'un même foyer d'infection. Un protocole évidemment traumatisant pour les éleveurs concernés mais jugé indispensable.

Clémence Ripaux et Claire Auguste, du GDS, l'ont d'abord expliqué, la DNC est liée à un virus transmis aux bovins uniquement, par des insectes piqueurs hématophages que sont les mouches stomoxes et les taons. Ces animaux ne se déplacent jamais très loin de leur garde-manger, au plus quelques kilomètres. Le virus se propage donc très rapidement au sein du cheptel puis dans le voisinage. Les transmissions grande distance sont liées à des mouvements de bovins infectés.

De la fièvre, des nodules purulents, une chute de la production en sont les symptômes mais ils n'apparaissent parfois qu'après plusieurs jours ou semaines d'incubation, voire pas du tout puisqu'il existe des porteurs sains. Ce qui complique la gestion de la maladie. Le taux de mortalité est de l'ordre de 1 à 10 % mais les animaux infectés, beaucoup plus nombreux, faiblissent, perdent leur fertilité et leur productivité. Et demeurent contagieux…

Pour protéger le cheptel, une campagne de vaccination est organisée autour des zones touchées, cependant le vaccin n'est efficace qu'au bout de trois semaines et le nombre de doses limité.

« L'État est mobilisé pour accompagner les éleveurs touchés, assure Hervé Jonathan. La volonté est d'éradiquer totalement et rapidement cette maladie pour sauver le cheptel. Nous sommes bien conscients de la charge émotionnelle des dépeuplements qui mettent à mal le travail de dizaines d'années. Mais il faut remettre de la raison au cœur du dispositif. Ces décisions ne sont pas politiques, elles répondent aux prescriptions de l'Organisation mondiale de la santé animale. J'en appelle à la responsabilité individuelle pour sauver son élevage et celui des autres ».

Gestion collective

« Le sanitaire repose sur une gestion collective, conclut Yohann Serreau. Les GDS ont été créés pour ça. La fièvre aphteuse a été éradiquée en six mois grâce à ça. Le point important n'est pas de généraliser la vaccination, ce qui conduirait à la fermeture des frontières, mais bien de respecter les interdictions de mouvement ».

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Mercredi 9 septembre, à Orléans. La ministre Monique Barbut a commencé sa visite sur les quais de Loire, où le faible niveau du fleuve témoigne de la sécheresse qui frappe le territoire.
Stockage de l’eau : la FNSEA répond à la ministre de la Transition écologique en visite à Orléans 📹
En déplacement à Orléans mercredi 9 septembre, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a défendu le…
Abonnez-vous à Horizons
Vous abonner à Horizons, c'est profiter de multiples avantages.
Une session Chambre marquée par de nombreux enjeux
Réunis en session lundi 14 septembre à Paris, les membres de la chambre d'Agriculture Île-de-France ont brossé un panorama…
Morgane Tellai, une cheffe qui veut transmettre
Installée dans les Yvelines, Morgane Tellai développe son activité de cheffe à domicile en parallèle de son foodtruck de…
Le chien au cœur de nos vies
Du 26 septembre au 4 octobre, la Semaine nationale du chien revient pour une quatrième édition. Des centaines de rendez…
La Chapelle-Saint-Sulpice, jeudi 17 septembre. « La FDSEA 77 est un syndicat réactif du terrain au national », a rappelé le secrétaire général, Pascal Verrièle.
FDSEA 77 : salle comble pour la réunion de secteur centre-est
Jeudi 17 septembre au matin s'est tenue la réunion du secteur centre-est de la FDSEA 77 à La Chapelle-Saint-Sulpice…
Publicité