Aller au contenu principal

Portrait
Dylan Pothier, maréchal-ferrant, forge sa voie

Installé à Sully-sur-Loire (Loiret), Dylan Pothier a choisi la maréchalerie. Un métier manuel et exigeant, que le jeune professionnel construit aujourd’hui à son compte.

© F.J. - Horizons

À 23 ans, Dylan Pothier a trouvé sa voie dans un métier peu connu du grand public : maréchal-ferrant. C’est pourtant dès la classe de troisième que tout commence. Lors d’un stage en écurie, il découvre la maréchalerie. Une première immersion qui va rapidement orienter ses choix. « J’ai essayé un stage en maréchalerie, ça m’a plu », résume-t-il simplement. Déjà attiré par le monde du cheval depuis l’âge de 14 ans, il y voit une manière concrète de concilier passion et travail manuel. Car c’est bien cet aspect qui le motive en premier lieu : « J’aime beaucoup le travail manuel, et puis il y a aussi un côté physique ».

Une installation récente et progressive

Dans la foulée, il s’engage dans un apprentissage, débuté en septembre 2020. Une formation qui le mène d’abord dans le Loiret, puis dans le Territoire de Belfort, où il poursuit auprès d’un autre professionnel. L’occasion de se confronter aux réalités du métier et d’acquérir les gestes techniques.

Après plusieurs années de formation, le jeune maréchal-ferrant franchit le pas de l’installation. En 2024, il crée sa structure. Un lancement sans reprise de clientèle, ni rachat d’activité. « J’ai tout fait moi-même », explique-t-il. Une situation qui implique de construire sa clientèle progressivement. Les débuts sont logiquement marqués par une activité encore limitée. « C’est un petit peu compliqué au début », reconnaît-il. Le bouche-à-oreille joue alors un rôle central. Les clients satisfaits orientent vers lui de nouveaux propriétaires. Certains confrères, partant à la retraite, transmettent également son nom. Pour l’instant, il intervient principalement chez des particuliers.

Un métier physique et minutieux

Sur le terrain, la maréchalerie exige à la fois force et précision. Chaque intervention demande une analyse préalable du pied du cheval avant d’intervenir. « C’est un travail minutieux », insiste-t-il. Le maréchal-ferrant ne se contente pas de poser un fer. Il doit adapter son geste à chaque animal, à sa morphologie, à son usage. Une technicité qui s’acquiert avec l’expérience.

Autre particularité, le travail se déroule majoritairement en extérieur, au contact direct des animaux. Un aspect qu’il apprécie particulièrement. « On est dehors, on bouge, on ne fait pas toujours la même chose. »

Construire son activité dans la durée

Encore en phase de développement, le jeune professionnel se projette déjà vers la suite. À terme, il envisage également de se consacrer pleinement à son activité de maréchalerie. Pour l'heure, il conserve une autre activité en parallèle, le temps de sécuriser son installation.


Biographie :

  • 2017 : il commence l'équitation.
  • 2020 : début de son apprentissage.
  • 2025 : lancement de son activité de maréchalerie à Sully-sur-Loire (Loiret).
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Vendredi 22 mai, à Villemaury. Mathieu Peters (à d.) a expliqué tous les ressorts de la Frasem, entreprise qu'il dirige avec son père Frédéric.
Le comice de Châteaudun lancé par une série de visites sur le territoire
Les traditionnelles visites pré-comice Perche et Dunois se sont déroulées vendredi 22 mai. Une centaine de personnes a ainsi…
Jeudi 7 mai, à Vallières-les-Grandes. Sylvain Boiron, éleveur caprin, a expliqué les problématiques de la filière en Loir-et-Cher lors de la visite du préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet.
Le préfet de Loir-et-Cher à l’écoute de la filière caprine
Initiées au mois d’octobre dernier, les visites d’exploitation de Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, se sont poursuivies jeudi…
Vendredi 24 avril, à Chambord. Hubert-Louis Vuitton, président de la FDC 41, a présidé l'assemblée générale du centième anniversaire.
La Fédération de chasse de Loir-et-Cher fête son centenaire à Chambord
La Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41) a fêté ses 100 ans au sein du château de Chambord vendredi 24…
Le Smic est revalorisé à compter du 1er juin
À compter du 1er juin 2026, le Smic fait l’objet d’une revalorisation automatique de 2,41 %, portant le taux horaire brut à…
Les céréaliers veulent reprendre la main à Bruxelles
Engrais, désherbage, Pac, Ukraine, phytosanitaires ou nouvelles techniques génomiques : les dossiers qui concernent les grandes…
Les assemblées générales des sections Corbeilles-Nangis, à Montargis (notre photo) mardi 19 mai, et Pithiviers-Toury, à Angerville mercredi 20 mai, ont réuni de nombreux planteurs autour des résultats de campagne et des interrogations liées à la pression des pucerons.
Cristal Union livre les bilans de Corbeilles-Nangis et Pithiviers-Toury
À Montargis (Loiret) mardi 19 mai, puis à Angerville (Essonne) mercredi 20 mai, les sections Cristal Union de…
Publicité