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Le groupe coopératif Scael se projette jusqu’en 2025

Le groupe coopératif Scael a organisé sa traditionnelle réunion d’information, le 12 décembre à Chartrexpo.

« Les agriculteurs doivent faire face à un contexte lourd et compliqué. Les questionnements sont nombreux et les soutiens bien clairsemés », a lancé le président du groupe Scael, Éric Brault, le 12 décembre, lors de la réunion d’information de la coopérative qui s’est déroulée le 12 décembre dans la salle Ravenne de Chartrexpo à Chartres à l’issue de son assemblée générale annuelle. Puis, il a expliqué l’essence de la feuille de route du groupe pour les cinq prochaines années, le Projet Scael 2025 : « Le titre est simple mais l’objectif fort », a-t-il précisé.

Quatre convictions gouvernent ce projet de la coopérative : être au service des agriculteurs et de leurs initiatives, créer de la proximité au quotidien, apporter de nouvelles réponses aux défis et rester au service d’une agriculture durable : « Apporter une production sûre dans un environnement protégé », a souligné le président. Le tout porté par trois valeurs fortes, scandées comme un mantra : audace, engagement et proximité.

« D’un modèle coopératif, nous devons aller vers un modèle collaboratif », a-t-il relevé.

Le directeur général du groupe coopératif, Jean-Sébastien Loyer, a livré les chiffres clés de l’exercice clos au 30 juin 2019, avec une certaine satisfaction. Tous les indicateurs du groupe sont positifs à l’image de ce record à l’exportation qui, avec 4 millions de tonnes, place le groupe à la première place française en blé. Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 1 030 millions d’euros, son résultat net est de 2 millions d’euros et ses fonds propres s’élèvent à 68 millions d’euros. La collecte de la Scael a atteint 680 000 tonnes (- 10 %).

Jean-Sébastien Loyer est ensuite revenu plus en détail sur le Plan Scael 2025. Il en a décliné six axes majeurs. Tout d’abord, cette feuille de route repose sur une recherche « de l’excellence opérationnelle » avec par exemple la fusion en un seul des pôles grandes cultures et semences. Ensuite, elle s’inscrit dans une démarche RSE (Responsabilité sociale des entreprises).

Il a souligné également la place du digital « multiplicateur majeur du développement de l’entreprise » et de l’innovation « dans le management et dans ce que nous proposons à nos adhérents ». Enfin, il a abordé la logistique : « nous devons en faire un outil flexible et évolutif, suivre les évolutions des agriculteurs et répondre aux attentes ».

Les ambitions de la Scael passent également par la création de filières innovantes « qui apportent de la valeur, de la résilience, au service des agriculteurs et qui s’appuient sur les compétences du groupe ». L’une d’elle est adossée au développement d’Olis, la ferme urbaine qui prendra place sur le site des anciens silos de Lucé à l’horizon 2024, la pisciculture.

Ainsi, la coopérative eurélienne veut développer un réseau de fermes satellites qui produiraient quelques 2 000 tonnes de poisson et dont les déjections fertiliseraient des cultures aquaponiques. Autre filière en développement, le lavandin. La Scael souhaite emblaver 500 hectares de cette plante aromatique dans le sud de la Beauce et les fleurs seraient distillées en huiles essentielles dans une unité implantée à Orgères-en-Beauce.

Tous ces projets reposent sur des partenariats avec des start-up innovantes et compétentes dans ces domaines. Nous reviendrons prochainement sur ces sujets ambitieux, innovants et de proximité, donc.

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