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Matériel
Les agriculteurs échangent sur le désherbage mécanique

Le GDA de Mondoubleau a organisé une démonstration de désherbage mécanique sur l’exploitation de Stéphane Daguenet à Choue (Loir-et-cher), mardi 26 novembre.

Mardi 26 novembre, le Groupement de développement agricole (GDA) de Mondoubleau (Loir-et-Cher) a réuni une vingtaine d’agriculteurs et une classe de première année du BTS ACSE* du lycée agricole de Montoire sur l’exploitation de Stéphane Daguenet, céréalier à Choue. L’événement, centré sur le désherbage mécanique, avait pour objectif de présenter les solutions techniques existantes par des témoignages d'utilisateurs. « On a voulu organiser cet après-midi pour permettre à tous de se poser les bonnes questions, qu’ils soient en bio ou en conventionnel », explique Jean-Luc Léger, président du GDA de Mondoubleau et agriculteur à Sargé-sur-Braye.

Des freins et des avantages

Pour encourager les discussions, Coralie Merillon, conseillère à la chambre d’Agriculture, invite les participants à se répartir en deux groupes : ceux qui pratiquent déjà le désherbage mécanique et ceux qui hésitent encore. Parmi les freins identifiés, le manque d’informations sur le sujet.

Les conditions climatiques sont un facteur clé pour réussir son désherbage climatique. « En 2022, le climat était parfait, mais en 2023, c’était beaucoup plus compliqué », précise Stéphane Daguenet.

Malgré cette contrainte, le désherbage mécanique offre des solutions complémentaires précieuses, notamment en agriculture conventionnelle. « Il n’y a pas de pratiques miraculeuses, mais c’est un outil très intéressant en complément », insiste Jean-Luc Léger. Un jeune agriculteur partage également son expérience : « Je combine désherbage mécanique et chimique. Cela me permet d’avoir plus de possibilités pour gérer les adventices ».

Plusieurs outils en présentation

L’après-midi est également l’occasion de découvrir plusieurs outils : herse-étrille, roto-étrille, houe rotative ou encore bineuses à maïs et à céréales. La herse-étrille, particulièrement adaptée aux sols caillouteux, permet un désherbage efficace sans trop déplacer les pierres. Tout comme la houe rotative, elle est idéale pour intervenir sur des adventices très jeunes, entre le stade filament et deux feuilles. Ces outils nécessitent toutefois un sol bien préparé et ressuyé et sont généralement utilisés à plus de 10 km/h, permettant des travaux rapides.

Le passage de la houe rotative peut être notamment complété par un rattrapage chimique pour les agriculteurs conventionnels. Côté coûts, l’agriculteur qui présente sa houe rotative de 12 mètres précise : « 21 000 euros, mais avec des aides financières allant jusqu’à 40 % ».

Cette présentation des outils devrait prochainement être suivie d’une démonstration dans les parcelles. « Il serait intéressant de voir tous ces outils en démonstration. Mais cela dépendra du temps de chacun », conclut Jean-Luc Léger.


*Brevet de technicien supérieur Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole.

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