Aller au contenu principal

Loi d’urgence agricole : un signal désastreux

Le passage en commission du développement durable à l’Assemblée nationale du projet de loi d’urgence agricole a provoqué la colère de la FNSEA. Le syndicat alerte sur un recul des mesures attendues par les agriculteurs face aux crises.

© AdobeStock / illustration

À l’issue de l’examen du projet de loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale, la FNSEA exprime sa colère la plus vive. Dans un contexte marqué par des crises à répétition, des aléas climatiques de plus en plus fréquents et une instabilité économique persistante, les votes intervenus envoient un signal désastreux à l’ensemble du monde agricole. Alors que la situation exige des réponses rapides et concrètes, le texte s’éloigne de l’objectif initial d’urgence.

Des mesures essentielles affaiblies

Les travaux en commission ont conduit à détricoter plusieurs dispositifs structurants. Sur des sujets majeurs comme l’irrigation, la gestion de l’eau, les zones humides ou encore les captages, les orientations retenues complexifient les procédures, renforcent les contraintes et alourdissent les charges pesant sur les exploitations. Ces choix freinent les capacités d’adaptation face au changement climatique et limitent les marges de manœuvre des agriculteurs.

Dans le même temps, la suppression de mesures clés et le durcissement de nombreuses dispositions accentuent les difficultés quotidiennes sur le terrain. À rebours des besoins exprimés, ces évolutions éloignent le texte de sa vocation première : soutenir efficacement la production agricole française.

Une souveraineté alimentaire fragilisée

En affaiblissant les capacités de production, ces orientations remettent en cause l’objectif de souveraineté alimentaire. La FNSEA souligne également l’absence de réponses à la hauteur sur la question de la prédation, alors que de nombreux éleveurs font face à des situations critiques.

Les députés appelés à corriger le texte

Face à ce décalage croissant avec la réalité du terrain, la FNSEA appelle à une réaction rapide. Le texte doit encore être examiné en commission des affaires économiques puis en séance publique. Le syndicat interpelle les députés pour demander des corrections substantielles du texte. L’enjeu est d’apporter enfin une réponse à la crise agricole qui s’exprime depuis deux ans par des mobilisations inédites et d’assurer l’avenir de l’agriculture française.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Vendredi 22 mai, à Villemaury. Mathieu Peters (à d.) a expliqué tous les ressorts de la Frasem, entreprise qu'il dirige avec son père Frédéric.
Le comice de Châteaudun lancé par une série de visites sur le territoire
Les traditionnelles visites pré-comice Perche et Dunois se sont déroulées vendredi 22 mai. Une centaine de personnes a ainsi…
Jeudi 7 mai, à Vallières-les-Grandes. Sylvain Boiron, éleveur caprin, a expliqué les problématiques de la filière en Loir-et-Cher lors de la visite du préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet.
Le préfet de Loir-et-Cher à l’écoute de la filière caprine
Initiées au mois d’octobre dernier, les visites d’exploitation de Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher, se sont poursuivies jeudi…
Vendredi 24 avril, à Chambord. Hubert-Louis Vuitton, président de la FDC 41, a présidé l'assemblée générale du centième anniversaire.
La Fédération de chasse de Loir-et-Cher fête son centenaire à Chambord
La Fédération départementale des chasseurs de Loir-et-Cher (FDC 41) a fêté ses 100 ans au sein du château de Chambord vendredi 24…
Le Smic est revalorisé à compter du 1er juin
À compter du 1er juin 2026, le Smic fait l’objet d’une revalorisation automatique de 2,41 %, portant le taux horaire brut à…
Les céréaliers veulent reprendre la main à Bruxelles
Engrais, désherbage, Pac, Ukraine, phytosanitaires ou nouvelles techniques génomiques : les dossiers qui concernent les grandes…
Les assemblées générales des sections Corbeilles-Nangis, à Montargis (notre photo) mardi 19 mai, et Pithiviers-Toury, à Angerville mercredi 20 mai, ont réuni de nombreux planteurs autour des résultats de campagne et des interrogations liées à la pression des pucerons.
Cristal Union livre les bilans de Corbeilles-Nangis et Pithiviers-Toury
À Montargis (Loiret) mardi 19 mai, puis à Angerville (Essonne) mercredi 20 mai, les sections Cristal Union de…
Publicité