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Sentinelles : partager pour mieux accompagner

Près de 200 Sentinelles agricoles sont mobilisées en Île-de-France pour repérer les situations de détresse dans le monde agricole. Réunies le 9 février par la MSA, elles ont partagé leurs expériences pour mieux accompagner les exploitants en difficulté.

Elles sont près de 200 en Île-de-France. Elles, ce sont les Sentinelles agricoles de la MSA. Des hommes et des femmes, tous volontaires, impliqués quotidiennement dans le monde agricole et rural, qui ont été formés à identifier les signes de détresse psychologique au sein de la population agricole et à les orienter vers les dispositifs d'accompagnement.

Ce 9 février, la MSA les a réunis au siège du Conseil régional à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour une grande soirée d'échanges. Détresse psychologique, drame humain, difficultés financières ou administratives… Face à des situations parfois complexes — et toujours difficiles —, quelle attitude adopter, quels éléments apporter ? La réponse n'est pas toujours évidente. Et plus que de formation, les Sentinelles ont besoin d'échanger ensemble pour croiser les expériences.

Voir aussi Olivier Hue : « Un réseau de sentinelles pour agir ensemble contre le mal-être agricole »

Un théâtre-débat pour confronter les expériences

Ce soir-là, accueillis par la vice-présidente de la Région chargée de l'agriculture, Valérie Lacroute, et le directeur de la MSA, Laurent Pilette, les participants ont pris part à un théâtre-débat animé par la compagnie Entrées de jeu. Quatre comédiens ont d’abord interprété six saynètes inspirées du quotidien des exploitations agricoles. Chaque situation mettait en scène un agriculteur confronté à des difficultés, face auquel un tiers tentait d’apporter son aide.

À l'issue de cette séquence, un échange s’est engagé avec la salle. Les Sentinelles étaient invitées à réagir : auraient-elles agi autrement, et pourquoi ? « On a parfois peur de poser des questions de crainte de provoquer une mauvaise réaction », confie ainsi une participante. D’autres évoquent la même hésitation : « On a toujours peur d’en faire trop ou pas assez  « Parfois, on n’ose pas intervenir par peur que notre réponse soit inappropriée » ; « On a encore besoin de formation pour savoir comment réagir ».

Des mises en situation pour mieux agir

Dans une ambiance bienveillante, plusieurs volontaires sont même montés sur scène pour rejouer certaines scènes qui les avaient interpellés. En prenant la place du personnage venu en aide à l’agriculteur, ils ont proposé d’autres approches et imaginé des réponses différentes aux situations présentées.

Autant de cas pratiques qui ont nourri la réflexion collective sur le rôle essentiel de ces Sentinelles dans l’écosystème agricole, particulièrement dans un contexte éprouvant pour la profession ces derniers mois.

Fort du succès de cette première rencontre, la MSA a annoncé la mise en place de prochains rendez-vous afin d’accompagner et de soutenir les volontaires dans leur engagement.

Voir aussi MSA : un portrait croisé consacré aux Sentinelles

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