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Intempéries
Phénomènes météorologiques : de nombreux dégâts pour les productions

Les conditions météorologiques de ces derniers jours ont causé de nombreux dégâts sur les productions agricoles, notamment en Yvelines et en Loir-et-Cher.

Samedi 27 juin, un violent orage accompagné de grêle et d'importantes rafales de vent a frappé une partie de l'Île-de-France, mettant fin à une dizaine de jours de canicule. Ces phénomènes météorologiques ont causé de nombreux dégâts dans les parcelles agricoles. La grêle est principalement tombée dans les Yvelines, le long d'un couloir situé entre Montfort-l'Amaury et Orgeval. Par endroits, plus de 50 millimètres d'eau sont tombés en l'espace d'une dizaine de minutes. Certaines parcelles de colza sont détruites à 100 %, notamment à Neauphle-le-Château. « Les grêlons faisaient la taille d'une balle de ping-pong », constate David Lavenant, exploitant touché sur l'intégralité de ses parcelles. Les dégâts sur le blé ne seront réellement connus qu'après la récolte qui devait avoir lieu dans les jours qui ont suivi cet orage. « Il y a 50 % d'égrenage sur mes lentilles, activité de diversification. Le reste est complètement plaqué, je ne sais pas ce que je vais pouvoir ramasser. C'est une claque monumentale, ça va être une année noire », craint-t-il.

À Saint-Germain-de-la-Grange, c'est une parcelle de maïs qui a été presque entièrement détruite. « Je n'avais jamais vu ça », raconte Jérôme Régnault, polyculteur voisin et président de la commission agriculture et alimentation au conseil régional, lui-même ­victime. « À Jouars-Pontchartrain, les dégâts vont de 70 à 100 % pour le colza et de 40 à 60 % pour le blé », admet-il. En attendant de connaître les surcoûts de reprise de culture, Jérôme Régnault alerte : « Tout le monde va mal, mais s'il y a des économies à faire, ce n'est pas sur l'assurance. C'est prendre le risque de mettre l'exploitation en péril ».

Quelques kilomètres plus au nord, Olivier Gousseau, agriculteur aux Alluets-le-Roi, a également perdu une partie de ses récoltes, surtout en raison de vents violents, à plus de 150 km/h. « Mes maïs ont été couchés à 100 %. Ils sont en train de se redresser mais seront toujours un peu inclinés. On ne fera pas 100 quintaux, on risque d'en perdre une dizaine », détaille-t-il. « Tous mes colzas se sont égrenés. On va récolter 5 ou 6 quintaux au lieu de 40. D'habitude, le colza est une des cultures les plus rentables sur l'exploitation, cette année, elle va être le boulet », poursuit-il.

Les fruits et légumes ont également été concernés par les intempéries. Si des poires ont reçu des impacts de grêle dans le secteur, de nombreuses productions sous serres ont pour leur part été victimes des températures élevées. Poivrons, salades, fenouils, fraises, framboises... La liste est longue. « C’est surtout ma serre de tomates hors-sol qui est morte. Il a fait jusqu'à 60 °C sous serre. Je vais perdre 100 000 euros de chiffre d'affaires sur les tomates », témoigne Audrey Chantepie, maraîchère à Cergy (Val-d'Oise). « Quatre mois de travail pour rien », regrette-t-elle.

« La climatologie fait partie de ce métier que j'adorais, mais avec le contexte économique, le carburant, les engrais et le contexte administratif, je suis écœuré », affirme David Lavenant.

Voir aussi Des orages dévastateurs en Loir-et-Cher

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