1 400 kg de melons glanés à Binas pour la solidarité
L’association de don alimentaire Solaal a organisé lundi 7 septembre une opération de glanage solidaire de melons sur une parcelle à Binas. Trois associations d’aide alimentaire ont ramassé plus de 1 400 kg de fruits.
L’association de don alimentaire Solaal a organisé lundi 7 septembre une opération de glanage solidaire de melons sur une parcelle à Binas. Trois associations d’aide alimentaire ont ramassé plus de 1 400 kg de fruits.
C’était une première pour Solaal Centre-Val de Loire : un glanage de melons. Quotidiennement, Solaal, association de don alimentaire, recherche des agriculteurs prêts à faire des dons à des associations d’aide alimentaire. Ils sont plus de 200 en région Centre-Val de Loire à avoir déjà fait don de leur production ou permis des glanages. En ce lundi 7 septembre, dès le début de la matinée, une trentaine de glaneurs ont répondu présent sur une parcelle située à Binas. Trois associations étaient réunies, entre bénéficiaires et membres associatifs : le Secours populaire, le Secours catholique et les Restos du cœur. Durant la matinée, plus de 1 400 kg de melons ont été ramassés.
Derniers melons de la saison
Alexandre Béduchaud, producteur à Binas, cultive plus de 60 hectares de melons sur son exploitation. Sur cette parcelle de 11 hectares, alors que la saison touche à sa fin, il a permis à Solaal de mettre en relation plusieurs associations pour venir glaner les derniers melons de la saison. « La saison a commencé en avance et elle se termine également en avance. Sur cette partie, les melons sont encore récoltables, mais en termes de coût de récolte, ce ne serait pas intéressant de les ramasser. J’ai donc contacté Solaal pour y organiser un glanage », assure le producteur. Et ce n’est pas la première fois qu’il propose des dons : « Chaque année, j’essaie de faire des dons aux Restos du cœur lorsque j’ai des invendus ».
Malgré une année difficile en raison des conditions climatiques, Alexandre Béduchaud a réussi à assurer sa production. La consommation s’est bien maintenue tout au long de l’été, notamment localement où les ventes ont été importantes. « Juste après le glanage, je vais broyer la parcelle en entier pour préparer la culture suivante », précise l'exploitant.
Une vingtaine d’actions Solaal par an
Ni une, ni deux, les bénévoles venus glaner s’activent rapidement pour cueillir les derniers melons de la parcelle avant son broyage. Des caisses ont été prêtées par le producteur pour leur faciliter la tâche. Et les melons ne manquent pas sur la parcelle. Marie Magendie, coordinatrice de Solaal Centre-Val de Loire, organise au mieux la matinée avec sa collègue Emily Rodgers, chargée des dons. « Nous organisons près d’une vingtaine d’actions tous les ans dans la région et cela ne fait que croître chaque année. Nous arrivons à proposer une grande diversité de produits en complément des dons de lait : melons, pastèques, haricots verts, pommes de terre ou encore radis », explique-t-elle.
Cette grande diversité de dons permet aux associations d’aide alimentaire d’offrir à leurs bénéficiaires une alimentation saine et locale. C’est notamment le cas du Secours catholique, représenté sur place par Jean-Luc Tournebise et Isabelle Girard. L’association, venue avec plus d’une dizaine de volontaires, propose au sein de ses quatre épiceries solidaires loir-et-chériennes, situées à Selles-sur-Cher, à Montoire-sur-le-Loir, à Oucques-la-Nouvelle et à Beauce-la-Romaine, divers produits alimentaires que les bénéficiaires peuvent se procurer pour seulement 12 % de leur valeur réelle. « Notre objectif est que chacun puisse avoir accès à une alimentation saine. Il y a une hausse des bénéficiaires depuis la période Covid. Au-delà de l’alimentaire, nous leur proposons aussi un accompagnement humain pour les aider à sortir de la précarité », explique Jean-Luc Tournebise.
Les melons glanés ce jour-là pourront « être ponctuellement proposés en don à nos bénéficiaires au sein de nos épiceries », précise Isabelle Girard, responsable d’équipe au sein du Secours catholique de Mer. L’association travaille également avec des exploitations agricoles du Pays des Châteaux, auxquelles elle propose un prix rémunérateur pour leurs productions. « Cette année, nous avons remarqué une baisse des propositions de produits, en raison des nombreux aléas climatiques », concluent-ils.